C’est ma peur. Probablement aussi la peur de beaucoup qui ne s’avouent pas que tout n’est pas si magnifique. Que tout n’est pas simple et magique. Je sais vivre désabusée. C’est un mode de vie en ce qui me concerne… Une recette miracle pour survivre à mes échecs. Corneille l’a si bien exprimé : ‘Je vois, Je sais, Je crois, Je suis désabusé.’ Je peux aussi tolérer le désintérêt. C’est blessant, mais parfois inévitable, surtout si nous analysons pourquoi les gens nous isolent. Je connais la désillusion. Dérivé proche de rêves brisés. Dérivé lointain d’espoirs cachés. Je me suis désacclimatée, Je sais la dérision. Je sais me désaxer. Je sais tout désacraliser. Je connais la déception. C’est mon désabonnement à l’amour. Aurai-je créé le désamour? Sans aucun préfixe, puis-je créer l’amour? Ai-je déjà créé l’amour?
On m’a posé la question. On me pose toujours des questions. Et je n’ai que de futiles réponses. Et le sexe dans tout ça? Je ressens une accoutumance à mes envies; mieux contrôlées, plus assumées. Meilleures encore. Une bien belle chose si vous voulez mon avis. Je ne veux pas de désamour, ni de déception, ni de désillusion…Déshabillez-moi!
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