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Sunday, January 20, 2008

Du tac au tac

-Alors ma pitoune, comment ça va les amours?, me demande mon père.

-Pour l'instant, ce qui risque d'arriver c'est qu'un jour, tu recevras cinquante chameaux par la poste. Ce sera ta dot puisque je serai mariée avec un riche prince arabe. Attaché au cou de chaque chameau, mon prince t'aura aussi offert des cartes-cadeaux de Pétro-Canada. Fais-en bon usage... ne contrarie pas Allah...

-???

-C'est ça qui est ça...

Tuesday, December 04, 2007

Je me demandais si...

Ça vous est déjà arrivé de vous faire baiser par derrière et d'implorer votre amant de vous insérer ses doigts plus profondémment dans le cul tout en lichant son autre main dont il se sert comme 'gag ball' pour vous empêcher de ruminer trop de cris d'excitation en réveillant la ville entière et vous frotter votre vibrateur contre le clitoris en retenant votre orgasme alors que votre amant pense à des chiens morts pour ne pas venir trop rapidement en contemplant son pénis entrer et sortir de vous???

Ah bon!! (...) Moi non plus ça ne m'est jamais arrivé...

Monday, November 12, 2007

Simple life.

Être représentante à Toronto représente tout de même quelques avantages: Entre autres, je perds plusieurs heures par jour dans le trafic. Je peux donc vaquer à de nombreuses occupations aux volant. La masturbation, les conversations érotiques et l'envoi de messages textes porn figurent évidemment parmi mes grands favoris. Heureusement, mon cowboy s'en donne aussi à coeur joie:

C: Tu conduits?
G: Yep!
C: Tu te masturbes encore?
G: Euhh... What do you think I am? A whore?? Tu devrais savoir que je suis un ange!
C: ...
G: Ok, ok, Je me masturbais... Encore!
C: You will have it hard when I see you next time baby! I am going to rip your clothes off, fuck you like the little bitch you are while you lay down on your stomach, holding your neck. You miss that hein? You miss my hard cock sliding in your wet pussy hein? I am going to finger your ass and you will beg me to stop.
G: Mmmpff..
C: You like that hein? And my cock will be so deep in you. I will slide it slowly and then deeply until you collapse. While you are coming, I will jerk off on your angel face.
G: Ohhh.. I'm coming! Ohhh Miss you baby.
C: Tu me manques à moi aussi.
G: Je t'aime
C: Je t'aime, soit prudente sur la route.

Comme quoi la vie est ponctuée de simples bonheurs!

Thursday, October 11, 2007

V.Jouïr: je jouissais, ..., je jouïrai

Je ne suis que passé... Je me raconte en m'endormant mes anciennes aventures. Des amants par-ci, des amants par-là. De la ferme à la ville, de la blonde à la putain, de moi à une vraie moi. Des aventures qui forgent l'esprit. Qui m'ont appris au fond qui je suis vraiment. Souvent trop forte ou trop faible, pour réaliser que finalement, l'un ne va pas sans l'autre. Et que tout ce qui est bas à la même capacité de grandeur. Je suis passée du Bonsaï: celui pour lequel il faut beaucoup d'énergie pour garder petit, créant une espèce rare, recherchée, mais une vie inhumaine, au Thuya qui surplombe son monde: l'arbre s'est laissé enrichir de tout se qui l'entoure pour s'élever; un spécimen tout aussi recherché...
J'écris (enfin) ce dont j'ai toujours rêvé. Je vous raconte d'ici peu Ze aventures qui en découlent. Les aventures passées...
Je ne suis que futur... Je me raconte en m'endormant mes nouvelles histoires. Celles qui découlent de mon amour. Et puisque l'amour n'arrive pas sans son lot d'histoires futures je vous raconte aussi d'ici peu Ze aventures à venir. D'ici là, j'apprends à aimer de nouveau.
Et mon présent dans tout ça? Pfff... je vous reviendrai demain.

Monday, February 05, 2007

Prêts pas prêts, j'y vais!

Ça y est, je suis prête.

Si la haine se distingue difficilement de l’amour et que ces sentiments sont perpétuellement confondus, jusqu’ici, je ne connais que la haine. Je n’ai pas souvenir d’avoir fait un jour l’amour. J’ai fait la haine pendant des années. Haïs à en aimer. Aimer jusqu’à haïr. Et, tant lascive que désabusée, je me suis cru vaincue et j’ai jeté l’éponge.

Mais rien ne se perd, rien ne se crée… tout se transforme (je vous ai déjà dit que j’étais attentive en sciences non?). Même ma hargne a subi sa douce métamorphose. Fatalement, ça doit arriver. Bizarrement, à moi aussi. Ironiquement, ça ne m’est pas si fatal, ni si bizarre. C’est juste là. Au fond de moi. Une petite cellule qui adore, qui implore presque, qui veut être aimée aussi.

Et ça viendra. Le temps d’apprivoiser d’abord la mutation, avant qu’elle ne se multiplie. Et ce sera. Aimer… Ressentir au fond bien plus qu’un orgasme. Avez-vous déjà éclaté en sanglot en jouissant? Je n’ai jamais pu cerner si c’est un surplus de joie, d’amour ou encore de haine et de déception qui éclate ainsi dans ma tête et mon corps entier. Je peux hurler, rire, pleurer, être hystérique, tout ça à la fois. Quoique ce soit, c’est de l’émotion. Et ma vie froide sans émotions se doit d’affronter le printemps.

Tuesday, January 02, 2007

Bonne année!

Si le bonheur a un nom, il s’appelle sûrement 31 décembre 2006. S’il a un climat, c’est celui d’aujourd’hui. Si le bonheur a un nom, il s’appelle ski. S’il a un nom, c’est fromage, et s’il a un goût, c’est celui du vin. Si le bonheur a une odeur, c’est celui des champignons rôtis, de la crème et du basilic. S’il a une sensation, c’est celui de mon corps contre un autre. Si le bonheur a un souffle, c’est celui d’un amant sur ma nuque. C’est le goût de ses lèvres sur les miennes, de ses bras autour de moi. Si le bonheur a une âme, c’est celle de mes proches. On peut l’appeler Emma, Rachel, Amélie, Alex, Anaïs, Pascal, Ralph, Charles et même, maman ou papa. Si le bonheur a un sourire, c’est celui de cette vieille dame rencontrée ce matin. Si c’est un lieu, c’est inévitablement chez moi. Si le bonheur est une pensée, il se transpose de ma plume à mes cahiers. S’il a un nom, c’est Montréal, sous le soleil d’hiver. C’est la neige lumineuse, le café réconfortant, les bas douillets, le chocolat, les passants, le fleuve, mes plantes qui fleurissent. C’est aussi des gens, des sourires, des larmes, des idées, du soutien, de la compréhension, des rêves, des étapes franchies, de l’amour et de l’affection. Et, si le bonheur n’a pas de nom, je l’appellerai Geneviève…

Bonne année à tous. Surtout, n’oubliez pas que dans la vie, il n’y a pas que le sexe. Il y a aussi la santé – pour s’envoyer en l’air des années encore. Il y a la chaleur et la tendresse – après une bonne baise. La famille – pour se divertir quand on n’a pas de sexe. L’amitié – pour partager nos prouesses ou encore pour simplement baiser. L’amour – pour atteindre de nouveaux orgasmes. Le shopping – pour acheter des condoms. La bonne chère – ou encore la bonne chair. Le sport – pour améliorer notre endurance et nos performances. Et il y a aussi la tendresse – qui ajoute ce je-ne-sais-quoi à nos vies.
Que 2007 apporte à tous son lot quotidien d'amitiés, d'amours et de plaisirs!

Friday, December 22, 2006

XXX mas

Et le vieil homme barbu enlaça la jeune fée scintillante. Il étendit son corps nu sur le capot rutilant du traîneau rouge dont les rennes impatients furent, malgré eux, spectateurs des ébats célestes. Sous les coups de minuits, le père Noël lui administra son dernier coup et confirma son amour secret pour la jeune clochette qui ravivait sa virilité. Une virilité éteinte par des années de biscuits et de lait. Clochette s’essuya le dos, remis son slip de cuir, s’installa sur la banquette de velours du traîneau, sentit un malaise, retira sa baguette de son anus doré et fût prête pour la tournée de cadeaux. Le père Noël cracha dans la neige brillante, fuma sa dernière cigarette, huma ses doigts en souriant et démarra le traîneau. C’est ainsi que Noël 2006 commença. Comme quoi le sexe en soit possède sa propre magie…

Joyeuses fêtes à tous!

G XX

ok, ok, c'est mon blogue absurde... J'aurai du temps à moi durant les vacances alors de nouvelles histoires à venir! Hummm venir...

Thursday, November 09, 2006

Histoires de congrès

Je suis à Québec. Monsieur le réparateur Maytag qui s'est recyclé en 'gosseux' d'imprimantes prépare son matériel à ma gauche. Madame la première de classe de tricot se tient à ma droite, souriant de toutes ses lunettes. Ouf. Montréal me manque. En ces rencontres platoniques, seuls les montréalais me semblent un tant soit peu sympathiques. Ahh... J'oubliais le trop gentil consultant de Saint-Félicien. Shame on me.

Mes deux prochains jours sont réglés à la seconde par une association dirigée par des Baby-Boomers souffrant d'embonpoint. Aussi, puisque je suis blonde et ne fais pas d'excès de poid, je devrai faire des efforts considérables pour atteindre un niveau décent de crédibilité auprès de mes nouvelles marâtres. Au menu: Conférences, lancements, blablas, banquets, etc... Tout ce qu'il me faut pour me recueillir et ne penser à rien. J'oubliais: des tonnes de café.

Donc, deux jours pour régler un truc dans ma vie: Est-ce que je veux être en couple? 99% des gens me répondraient: 'Oui G! Voyons!!!' Le pourcent qui reste, mes amis, auraient eux, de sérieux doutes. Pourtant, tout le monde est en couple. Ne reste que moi et quelques amies. C'est à croire que l'hiver sera froid??? J'ai des chaussettes. Et je ferais quoi d'un chum? Aucune idée. Pourtant, j'ai un certain talent pour être en couple alors mon questionnement ne vient pas du fait que le défi est insurmontable. Serait-il insupportable? Avec cette vague de tourtereaux qui s'aiment et se bécotent et font l'amour sous mon nez, insupportable serait en effet le mot juste.

Et moi dans tout ça? Mon couple idéal est défini, j'en ai déjà parlé: Intégrité, fusion, chimie, respect et beaucoup d'amitié. Je ne veux pas devenir un 'nous', juste partager mon 'moi'. Pourtant, je partage facilement mon 'moi' corporel mais rarement spirituel. Aussi horrible que cela puisse paraître, je n'ai jamais senti ce besoin de m'ouvrir l'âme à mes concubins. Seul un groupe très sélect d'amis ont parfois droit à mes états d'esprit. Le résultat est pourtant prévisible: Je développe des relations platoniques et suis la première surprise de mes échecs dès l'instant où je mets la main à la pâte pour une relation durable. Une pâte stérile que j'ai moi-même asséchée dès le premier baiser. Quelques baises plus tard, ma pâte est flétrie, assommée et malgré tous mes efforts; irrécupérable.

Je dois donc apprendre à connaître mes amants et à m'ouvrir à eux. C'est là que ça se corse. Au début de mes aventures, le sexe était pour moi une façon de communier avec les hommes. Une fusion à quatre dimensions comblant tous mes besoins en amitié, affection, hormones et vitalité. Aujourd'hui, mes conquêtes ont perdu un peu de leur magie instantannée. La magie s'opère parfois mais je suis souvent au coeur d'un marathon de cul-giclages de fluides-échanges bestiaux et d'orgasmes. Rien à voir avec un couple. Rien à voir avec la game. Des histoires sans histoire. En m'avançant dans cette voie, je deviens la maîtresse parfaite, rêvée, que l'on remplace rapidement par une assistante-comptable qui fait de bonnes tartes.

Il faut donc que je joue mes cartes de manière plus stratégique. Fini mes 'discharges' sexuelles avec des hommes-phéromonaux. Fini d'en mettre plein la vue dans toutes les positions. Fini les pipes 'parfaites', les 69, les orgasmes multiples. Je contrôlerai mes pulsions (interdit de rire!). Je deviens une vraie femme. Complexe, angoissée, pudique et hésitante. Je vais jouer la 'game': séduction, sous-entendus, retenue. Un jeu de merde si vous voulez mon avis. Mais un jeu que je ne maîtrise pas du tout et auquel je dois m'exercer. Ne serait-ce que pour étirer mes fréquentations ou avoir droit à un café le matin?? Ok, je travaille sur ça et vous reviens rapidement. De toute façon, il y a plein de sexagénaires ici pour m'exercer à ne pas avoir de sexe... durant deux jours du moins!

Bonne semaine!

Thursday, October 26, 2006

Pensée interrompue

Hum... Pas de blogue depuis la semaine dernière. Et de plus, j'ai terminé le tout de façon quelque peu drama-psycho-queen. Des résultats de ma fameuse interruption? Aucun. En fait, aucun résultat, mais bien des actions. D'abord, je suis dans une millionnième restructuration de vie. Mes proches le savent, je restructure toujours ma vie. Souvent de manière absurde mais j'agis et c'est mieux que rien. Finalement, ma vie se restructure souvent toute seule puisqu'elle est remplie de facteurs que je ne contrôle malheureusement pas: des gens.

Donc, depuis 9 jours, des gens dans ma vie. D'abord, un amant-potentiel-qui-sent-le-cul-a-des-kilomètres-ou-chum-long-terme-défonceur-c'est-certain. qui me soutient de loin... C'est a voir. En fait, je l'aime bien le nouvel adonis. Et surtout, nous n'avons pas encore consumé notre désir (eh oui, je crée la rareté...voir blogue précédent!). Pourtant, désir il y a, croyez-moi. Surtout après s'être enfilé baisers par dessus baisers l'autre soir... Après avoir senti ses grosses mains sur moi, sa chaleur, son souffle, ouf!

Aussi, ex-Fred qui relance avec des mails rigolos... J'ai mis mon out-of-office juste pour lui! Je sais, c'est méchant mais tellement satisfaisant.

Aussi, ex-Phil qui rappelle. Et ex-G qui ne répond pas. Ça aussi, c'est très satisfaisant...

Finalement, Viktor qui rappelle. Et G qui répond. Je n'ai pu m'empêcher. Je n'avais ni satisfaction, ni méchanceté, ni sentiment de vengeance qui auraient pu motiver mon inaction. C'était pour prendre de mes nouvelles, me voir. J'étais ravie. Comme une idiote. Et j'ai répondu comme une idiote. En chantonnant un saaaluuuut idiot. Ou un saaaluuuut ravi. Et on a discuté de moi, pour la première fois. De ma vie, mes choix, les voies que j'ai prises. Bizarrement, de si loin, je me suis sentie près de lui. C'était comme l'avoir dans mes bras. C'était comme si toute ma vie lui était claire, parce qu'il comprennait. Il a su lire entre mes lignes, et peu de gens en sont capables... Très bizarre. Viktor voulait vraiment prendre de mes nouvelles, pas me baiser. Le tout s'est terminé sur un: 'G, tu me manques, prends soin de toi et reviens-moi en forme d'accord?', -'Moi aussi je m'ennuie Viktor... Bonne nuit'

Tuesday, October 17, 2006

Confessions de cul au chalet...

Je suis au chalet. Enfin. Déjà douze heures à moi toute seule. Je me suis tapée depuis hier 2 disques de Sex and The City. C'était la première fois que j'écoutais la série... -Tu vas voir G, c'est vraiment intéressant, m'avait dit une amie. Been there, done that, c'est plate la télé. À part Carrie qui s'enfile des clopes dans pleins d'endroits publics, c'est l'emmerde. Je ferme la télévision et sort la plume.
Je suis seule au chalet. Non, je n'ai pas fait parvenir mon fameux 'mailinglist' a quiconque. Vous savez pourquoi? RAISON BIDON 1: Tout le monde voulait venir, j'ai donc abandonné l'idée pour ne pas choquer personne. RAISON BIDON 2: Je voulais profiter de mon intimité pour me retrouver. RAISON BIDON 3: L'homme de ma vie devait venir mais a dû partir en Afrique pour sauver le monde.
Je suis toute seule au chalet. Je suis prête à affronter les 30 heures avant le départ: Bas chaud, clopes, vin, papier, crayons et feuilles. Je me suis permise une petite virée au Korvette local... Korvette, ça réchauffe l'âme quand on se sent seul. On réalise en y allant que beaucoup de gens doivent être plus seuls encore pour se taper des casses-tête imprimés de dauphins roses pour 12.99$... Bref, le shopping est terminé, il y a moi, les oiseaux et la neige d'hier qui s'évapore sous les rayons du soleil.
Je suis très seule au chalet. J'ai 30 heures pour comprendre ce qui m'arrive. Pour comprendre pourquoi depuis un mois, j'ai une envie irrésistible de 'trash'. Pourquoi j'ai le goût de m'enfiler de la drogue, de l'alcool et des mecs aux deux secondes. Et surtout, pourquoi je ne résiste pas à mes tentations et que je le fais. Une fois, de plus, j'assume. J'assume mais je ne sais plus pourquoi tout a commencé mais surtout, comment tout ça va finir. Mon symptôme est unique mais dangereux: plus de limites. Hum, 29h30...
Ça y est, j'ai trouvé. J'ai tout compris à l'instant. Il me reste même 5 heures pour profiter de ma trouvaille. L'illumination s'est produite quand ce midi, au restaurant, la serveuse, en m'apportant de rutilantes gauffres hyper-caloriques s'est permis un commentaire: 'Voilà ma belle, ça va combler le vide'. Je suis retournée au chalet mêlée... quelle phrase bizarre pour une serveuse! Mais pourtant si proche de mes sentiments... Et j'ai compris!
Le vide, combler, si simple! Ça fait plus de deux mois que je fais le vide, que je me départi de ce que je fûs autrefois. Résultat, un grand vide à combler. Je n'ai plus d'histoire: jamais eu d'ex, jamais habité ailleurs, jamais eu d'amants, jamais travaillé ailleurs; j'ai fait tous ces deuils. Croyez-moi, c'était une grosse partie à vider. Et je cherche désespérément mais aussi inconsciemment à remplir les vides. Mon goût de 'trasher' est explicable par le besoin irrépressible de combler ce que je me suis arraché de l'âme. Sexe et abus sont les meilleurs compensateurs que je connaisse, à court terme. Surtout, ils me sont très accessibles. Comment tout ça va finir? Je n'en ai aucune idée. Je sais seulement que mon histoire doit se rebâtir sur des bases plus solides.
Bonne semaine!

Wednesday, October 11, 2006

Fuck and Breakfast

‘G, tu dois faire de toi un produit, non un service… c’est comme ça que j’ai fait la notoriété de ma compagnie. Les gens doivent s’arracher de toi, tu dois créer la rareté et l’indisponibilité… On s’arrache les produits, les brand, mais on ne s’arrache pas quelqu’un qui fait ce que l’on veut! Tu sais, avant, je me pliais en quatre pour des clients, chargeant moins cher, faisant leurs quatre volontés; aujourd’hui, c’est eux qui fonctionnent à ma manière, et c’est ce qu’ils veulent… Tu dois recréer la même chose avec tes mecs, G. Ils doivent vouloir être avec toi après tout.’

Citation de Marc, un excellent ami à moi… Merde, c’est bien beau tout ça mais ça n’arrange rien à ma cause. Et de toute façon, quelle cause hein? Depuis quelques temps déjà, j’ai une mobilisation de mon entourage sur mon cas. Quel cas hein?

Bon, je l’accorde, je ne dis pas tout… Je ne peux pas. Comment expliquer à des amis que je suis la muse secrète d’un riche héritier mafieux ou que je me fais un plaisir de déshomosexualiser un ami? Sans compter tout le reste… On n’est plus dans le domaine du service à mon avis. Ou au contraire, le service est tellement grand que l’on le croit inoffensif? Mais je ne peux demander l’avis des gens, parce que c’est mon petit jardin. En fait, le jardin n’est plus petit puisque de semaine en semaine, de jour en jours, j’y ajoute de l’incongruité. C’est le Jardin Botanique mon truc… plus le stade, plus l’insectarium, plus le Biodôme…

Donc, faire de moi un produit… rare! On va tâter le terrain cette semaine. En fait, j’avais plutôt décidé de m’accorder un peu, beaucoup de temps pour moi toute seule. Je me loue un chalet, ou un B&B pour le week-end à moi seule. Personne n’y croit jusqu’ici. Avec raison d’ailleurs puisque j’ai ajouté un ‘mais’ à mon épopée de la fin de semaine : si quelqu’un s’offre à venir me baiser tout le week-end, j’abdique et accepte un peu de visite. Mais la partie du ‘mais’ n’est pas gagnée puisque je n’ai pas des amants très constants ces jours-ci. En fait, j’ai songé à me faire un mailing list d’amants potentiels pour le week-end, de mettre tout le monde en CC non cachée et de suggérer mon plan machiavélique :

Subject : Fuck and Breakfast

Salut à tous!
Je cherche un ami pour me baiser tout le week-end dans la région de Charlevoix. Faites-moi signe d’ici jeudi si l’un de vous est intéressé. En fait, puisque c’est mon moment de détente perso, je me limiterai à 5 fellations par jour. (juste pour ne pas créer de déceptions…)

Bonne journée!

G. XXX

Si ça ce n’est pas créer de l’engouement, dites-moi ce que c’est??

Bonne semaine!

Monday, October 02, 2006

Merde

Pas facile écrire un blogue… En fait, j’ai même beaucoup moins de trucs à raconter depuis que je partage mes trucs. Mes idées, mes envies, mes pulsions, mes peines, mes joies se cognent et remuent dans ma tête juste au moment de sortir la plume, le tout devient incohérent à divulguer et je m’arrache les méninges à filtrer le platonique qui me vient immédiatement à l’esprit. Nous sommes platoniques; je ne vous connais pas. Du moins, j’espère que je ne vous connais pas tous! Est-ce le blogue ou une sournoise métamorphose qui me transforme doucement depuis quelques mois? J’aurais tendance à dire le blogue. Mais je serais malhonnête… G du vers au papillon? Ou G de l’eau à la vapeur? Ou G du feu à la cendre? Qu’est-ce qui m’arrive?

En effet, depuis le printemps déjà, ma transformation s’est entamée. J’ai d’abord été malade. Deux journées clouées au lit chez ma tendre maman. C’est ce qui me reste de la relation parent-enfant avec ma mère; d’appeler en sanglotant et répondre en chignant à sa question ‘Alors tu vas bien? -‘Nooonnn, je suis maalaaade maman, hic!’ Et de débarquer pour profiter du traitement préférentiel de la fille super autonome qui est au bout du rouleau. Se permettre de lire les livres ésotériques de maman, manger de la souper et du pâté chinois, nourrir les lapins et flatter le chien. Le ressourcement total. Durant ces deux jours, je me suis auto-questionnée : ‘G, tu en es ou avec l’amour?’ Le timing était bon puisque je fêtais un an de célibat bien assumé, un an à me foutre éperdument des gens, à ne pas me poser de questions, un an à me jurer que je serai seule toute ma vie, un an à vivre ma vie. Un an aussi à devoir confronter mes actes, assumer mes gestes et éprouver des gens. Je savais que ma vision devenait éphémère. J’en ai conclu que je serais enfin prête à m’investir mais dans un amour plus grand que chum-blonde. Un amour basé sur le respect, qui permet de partager notre vie ensemble et non de s’approprier la vie de l’autre, qui puise sa puissance dans l’authenticité et l’amitié. J’étais prête à avoir un complice, quelqu’un que j’aime du fond de mes tripes, qui me fait vibrer…

J’en suis encore là. Depuis des mois, je descends mes propres barrières. Je défais les limites que je me suis moi-même imposée par survie ou par lâcheté. La lâcheté est relative mais ne pas vouloir m’investir en sonnant l’échec à l’avance c’est lâche. Et c’est aussi ce sur quoi je conditionne ma vie depuis plus d’un an. D’un autre côté, je n’ai jamais de déceptions puisque tous mes deuils sont faits avant même la fin. Jamais de peine. Et soudain, je tente de tâter le terrain du couple potentiel comme on tâte du doigt un bébé pour la première fois à cinq ans. Et j’ai la frousse. Je me sens vulnérable, faible et idiote. Parce que pour être honnête, toutes mes histoires de ‘terrain connu’ sont une création imaginée par mes méninges les plus sournoises. Ces petites méninges auto-protectrices qui bloquent tout, créent l’illusion du bien-être, me chuchotent à l’oreille que je suis sur la bonne voie, me donnent des haut-le-cœur quand un couple se partage une crème glacée sous mes yeux. Des méninges qui ont eu mal, qui se protègent… et un cœur qui a eu mal mais qui fait son deuil et prend espoir.

De là, j’entame soit un auto-conditionnement à être seule, renforcir toutes ces barrières et peut-être un jour quelqu’un bâtira un espoir plus haut que ces barrières ou je défais ces limites et me crée parfois des attentes faces aux autres. Moins lâche mais plus dangereux. Quoique lesn attentes sont dans ma vie synonyme de déceptions. Je n’ai pas encore fait mon choix. Je sais que ma petite auto-protection conditionnée travaille fort de son côté pour me garder en liberté. Mon cœur, lui, est beaucoup plus discret; il ne se manifeste que dans quelques espoirs, mis à rebus en quelques minutes seulement lorsqu’un échec se pointe. Une véritable guerre de sens, d’amitiés et d’amour. Phéromones et dopamines contre oxytocines et endorphines. Et moi, qui créa, il y a un an ces mini-terroristes à force de les éprouver.

Bien joué G.

Tuesday, August 08, 2006

Au commencement

Salut,

Bien contente de vous recevoir sur ce blogue perso... Un petit essai pour partager nos histoires, nos philosophies, un petit peu de moi et ce qui se passe dans nos vies. En fait, depuis longtemps je cherche LE sujet qui fascine les gens, qui m'interpelle un peu tous les jours, me fait vibrer et aussi réfléchir, évoluer. LE sujet sur lequel j'aimerais passer mes états d'âme et qui vaut la peine d'être écrit.

J'ai finalement trouvé. Tout ce qui touche mes proches (touche au sens propre et figuré svp!) et moi-même, ce pour quoi on se déchire, ou bien le coeur, ou bien l'âme, ou encore d'autres trucs... c'est le sexe! Pas de cul-hard-sangsue-dans-les-fesses-golden-shower, promis! Juste moi/vous dans nos aventures et si possible, un brin de philosophie.

Si j'écris tout ça, c'est pour 1. avoir vos commentaires-feedback 2. pouvoir un jour écrire des nouvelles super érotiques et devenir une auteure à succès 3. partager enfin des idées-théories sur le sexe a jeun... 4. le temps nous le dira...

Soyez assurés que toutes mes expériences seront confidentielles donc, pas de stress si vous en faites partie. Puisque je ne parlerai pas de personne en mal, chaque petit homme dans ma vie peut se sentir rassuré (et au mieux, chacun croira que je le couvre d'éloges et tous seront heureux et innocents...)

À très bientôt!