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Thursday, March 22, 2007

Tentant le tantrisme?

Bar du Vieux-Montréal, cet automne. Outre quelques flirts… qui se termineront sur le trottoir, je discute avec le beau Ralph. Ralph est ‘ze homme’. L’homme-garçon qui s’est départi de toute sexualité fusionnelle par le désabu et l’attente de la bonne personne. L’homme-garçon qui croit à l’amour mais n’y voit pas d’issue. L’homme-garçon qui ne dégage pas de la phéromone, qui n’attire pas les gens malgré son illustre beauté. Mais en ce jeudi, Ralph a bu. Et moi aussi… Conversation d’interpellation des sens de Ralph et vulgarisation du tantrisme :

-Alors, Ralph, tu pratiques le kamasutra maintenant?
-Euh, non pourquoi?
-J’aurais cru, avec tes aventures avec l’Inde et tout… lui expliquais-je faisant référence à sa dernière aventure.
-Non, non, je connais rien là-dedans. toi G?
-Pas encore, j’aurais cru que tu aurais pu me montrer!…(---ok, tease de mauvais goût, je l’avoue chers lecteurs…)
-… (oups, Ralph ne répond pas!)
-Non, en fait, dans la catégorie sexe-indien, je suis plus une adepte du tantrisme; tu connais?
-Euhhh, balbutina mon homme-enfant.
-Le tantrisme, c’est l’art indien de faire durer le plaisir. L’art qui nous permet de rester en état de jouissance durant des heures, et laisse aux âmes la possibiliter de se fusionner lors de la relation sexuelle. En fait, le principle est simple, tu t’excites sans jamais ‘venir’ officiellement. Puis, ton plaisir augmente jusqu’à ce que tu sois en jouissance constante tout en contrôlant ton orgasme pour ne pas cesser ta jouissance. Ça peut durer des heures.
-Comment tu fais?
-Bien je pourrais te décrire un orgasme classique comme ceci :Quand tu commence à jouir, tu jouis d’abord, puis ensuite, tu viens, c’est-à-dire que ton pénis donne des coups durant l’orgasme. Ces pulsions sont aussi présentes chez la femme. Donc, on jouis d’abord doucement, ensuite on a ces spasmes qui caractérisent l’éjaculation chez l’homme et l’orgasme chez la femme. Le but est de contrôler cet orgasme pour rester toujours au niveau premier de jouissance sans officiellement venir. C’est ultra-simple! Donc, tu te mets à ce niveau d’excitation mais tu te concentre à ne pas avoir d’orgasme officiel. Dès que tu es très excité, tu t’offres un espèce de ‘cool down’ et tu recommences. À force de répétition, tu deviens tellement excité que tu es dans un état de jouissance perpétuel et ça peut durer des heures. L’idéal est de pratiquer seul d’abord pour contrôler tes propres plaisirs ensuite, tu peux appliquer ça à toute tes activités sexuelles : pénétration, fellation, cunilingus, etc…
-Et toi tu fais ça en couple? (à ce moment, Ralph a une nouvelle lueur dans les yeux. Une lueur que je ne lui connais pas. Le sex-appeal que personne ne lui connais, sauf moi, en ce beau jeudi d’alcool)
-Sois honnête Ralph, est-ce que dans la dernière année tu as baisé quelqu’un avec qui tu aurais pu imaginer prendre le temps de faire l’amour?
-Non
-Bien moi non plus dans la dernière année je n’ai pas pu faire ça en couple! Par contre, je l’ai fait souvent avant et j’applique quelques mini-principles dans mes activités amant-maîtresse en ce moment.
-Raconte!
-En fait, lorsque tu es en couple, tu contrôles non seulement ton orgasme mais aussi celui de ton partenaire. Donc nous nous excitons mutuellement jusqu’à ce que la jouissance soit très puissante. Rendu à ce niveau, nous sommes tellement rapprochés et excités qu’une simple pénétration crée un raz-de-marée de frissons et de plaisir. Chaque petit mouvement nous rend dingue, nous fait vibrer, nous essoufle, nous fait jouir. Une simple pression sur le clitoris ou les testicules peut nous faire avoir le meilleur orgasme de notre vie rendus à ce stade. Nos sens sont alertes, nos yeux se croisent et nos corps communiquent. Tu sens ton cœur battre et tu as des crampes au ventre. C’est tout simplement génial et ça peut durer des heures. On parle ici de faire l’amour lentement et intensément. Tout mouvement trop intense peut nous faire atteindre l’orgasme alors que le but est d’aller doucement pour aussi sentir la jouissance de l’autre. Puis, quand on se décide à avoir l’orgasme, nous sommes tellement proches que l’orgasme est simultané. Il provoque des crampes, des pulsions comme tu n’en as jamais vécu. C’est le type de relation sexuelle ou on pleure après, ou encore, on ne veut se séparer, rester pour toujours l’un dans l’autre. Tu voudrais faire ça pour le restant de tes jours…

À ce moment, Ralph à côté de moi ne tiens plus en place. Les mains dans les poches, il m’écoute à 2 cm du visage et est totalement obnubilé par mes propos… Ralph se ressaisit.
-Comment tu as commencé à faire ça G?
-En me masturbant. Il y a une époque où je voyageais des heures dans ma voiture. Je me masturbais histoire de joindre l’utile à l’agréable! Puis, j’étirais mon excitation histoire de vraiment profiter du moment et suis devenue une spécialiste du tantrisme. C’est beaucoup plus facile seule. Ensuite, je pouvais combiner ça avec un homme. Durant deux ans, je n’ai jamais eu connaissance du traffic et le pont Champlain est pour moi un icône d’orgasme!
-Wow! Me répond Ralph.
-En effet, un jour, je pourrai sûrement remettre ça à deux. En disant ça, j’embrasse doucement le beau Ralph sur les deux joues, lui souhaite une belle nuit et lui tourne le dos.

J’ai alors ajouté Ralph sur ma ‘to do’ liste hiver 2006-07… Je l’ai enlevé une semaine plus tard...

Thursday, February 01, 2007

Tant attendu... Fellations 101

Nous y voici. Ze techniques. Ze cours théorique sur les pipes. Mes plus grands secrets. Eh oui, je suis imbue de moi-même! Fallait pas me dire que j’étais bonne. Fallait pas non plus en rajouter et affirmer que je suis la meilleure. Trop tard. J’ai comme dessein non seulement de devenir une auteure célèbre en aiguisant d’abord ma plume dans l’auto-fiction érotique mais aussi d’avoir un jour mes propres cours de fellations. Certains font en musique, d’autres en arts, d’autres dans les chiffres. Moi, je fais dans le PR et les blowjobs. Chacun ses trucs…

Et j’ai commencé ma rédaction depuis plus de deux semaines déjà. Un superbe manuscrit détaillant chaque aspect de la pipe québécoise illustré par moi-même. Vous contractez la langue, vous lubrifiez ça, pesez là et blablabla. Aujourd’hui, retour à la maison après une grosse journée en compagnie d’Amélie, ce qui invariablement m’empêchait d’exercer ce en quoi je performe au travail : la masturbation en voiture, j’ouvre le manuscrit. Nan… trop de détails… Faudra aussi vendre des cours… Merde, on recommence; format blogue!

Ze gays…

Eux ils ont compris… Entres hommes. Ce que l’on retient dans leur discours, c’est que certains s’en tapent, d’autres en font un art. Pour vulgariser, certains sont top, d’autres bottom… Et c’est auprès de ces derniers que j’ai confirmé le mood que je crée moi-même quand je fais une fellation. En deux mots?!? Power Trip. En trois mots?!? Gros Power trip. On le tient par les fesses, par les cuisses, on lui met le genou entre les jambes, on lui bave dessus, on lui prend le ventre. Aussi, on lui met le doigt au fesses, juste appuyé sur l’anus… Pour l’empêcher de bouger, le rendre vulnérable à un potentiel doigt inséré; le stresser. Il faut contrôler la fellation, que notre partenaire soit ‘au pas’. Toucher partout, tenir, fermement. Avec deux mains, une bouche, des seins et des jambes, j’ose dire que les fellations doivent combler… Et le genou entre les jambes? Vieille technique développée pour empêcher les coups de bassins un peu trop exhaustifs… Par la même occasion, on appui sur le périnée et on sauve une main! Et les deux jambes à la fois? Face à lui, entre ses jambes,on écarte ses cuisses avec nos genoux. En plus d’offrir un meilleur terrain de jeu, la vue est magique et la position crée une proximité très érotique. Aussi, on retient des gays qu’aucun ne m’a tant parlé du pénis que de tout ce qu’ils se lichent. Anus, of course mais aussi, beaucoup des testicules, du périnée, des aines. À ne pas oublier… J’avais toujours en tête de reproduire le plus fidèlement la pénétration d’un vagin dans mes fellations. Et si c’était de reproduire l’anus?!?

Ze touch...

On touche. Partout. Fermement. On titillera et gratouillera du bout des doigts après…On touche quoi? Le périnée, c’est magique. C’est le prolongement de l’érection du pénis, la zone mère. Caresser cette petite partie laisse croire à l’homme que son membre est infiniment long; un petit brin de confiance… Outre le genou, on peut appuyer la main au complet en prenant les testicules. Aussi, en aggrippant le pénis et les testicules avec la main en crochet (ou C si vous préférez) le pouce pourra suivre le rythme des ébats. L’anus est aussi plus qu’acceptable lors des pipes… On s’y rend du bout des doigts, le reste de la main sur les testicules. Sans s’y attarder, une bonne pression est de mise. En s’y attardant, on y insère tout ce qui nous passe par la tête! On n’oublie pas non plus les testicules, qu’on peut avaler, licher, tâter. Peu importe ce qu’on touche, on garde une main au pénis en guise de guide pour la bouche.

Ze blowjob...

Si la ligne directrice de la fellation est de reproduire une pénétration… euh, quelconque, on doit reconstituer la chose jusqu’à la texture : lubrification. D’un mouvement de bas en haut, on liche la verge sans la mettre en bouche en y laissant le plus de salive possible. Dépendamment du contexte, on peut aussi cracher, mais personnellement, je n’ai jamais trouvé LE contexte. Les fondations d’une pipe sont bâties sur un terrain visqueux…

Truc 101 pour personnes saoûles avec bouche sèche: enfoncez le pénis loin au fond de la gorge. Le ‘gag reflex’ génère beaucoup de salive….

Au moment de commencer la fellation, on garde en tête de préparer un petit coin bien au chaud dans la bouche. Les lèvres sont bien appuyées sans être tendues, la langue accueille chaleureusement le pénis dans la cavité (et les dents se retirent parce qu’elles n’ont pas dix-huit ans). La main qui tient le pénis génère un rythme et une pression adaptée à l’amant. Personnellement, je demande souvent de faire ce mouvement de main avec moi histoire de calquer par la suite la masturbation parfaite qui est propre à chacun.

Pour la paresseuse en nous, on peut utiliser la technique du ‘faux fond’. En appuyant le bout de la langue sur le palais, on réduit la grandeur de la bouche. C’est sous la langue que l’on envoie le pénis, histoire de faire pression sur le gland à chaque pénétration. On crée ainsi un milieu serré, clos et parfaitement formé à la taille du pénis. Aussi, le faux fond ne requiert pas d’user les mâchoires car la bouche ne s’ouvre pas tant… Utilisé en alternant le dessous et le dessus de la langue, c’est une technique hautement efficace. Je suggère d’ailleurs de toujours utiliser le dessous de la langue pour recevoir l’éjaculation. On évite de recevoir des décharges de sperme sacadées dans la gorge et le gland demeurera stimulé jusqu’à la fin.

Ensuite, on peut utiliser la technique de la cuillère. Tout aussi facile, on dirige le pénis directement sur la langue, vers le bas de la bouche. La langue sera détendue et se formera en cuillère pour s’adapter à la forme du gland. La particularité de cette technique est que la langue pourra suivre la verge constamment enveloppée dans le mouvement de va-et-vient. Une fellation simple et de bon goût.

Le faux deep throat. Ma plus grande conspiration. La source de ma réputation. Et non! Je ne maîtrise pas assez mes rejets gastriques pour m’enfoncer un pénis dans le fond de la gorge durant des heures! Par contre, tous y ont cru… Pour recréer parfaitement le fameux ‘gorge profonde’ on enfonce le pénis jusqu’à la fin du palais, où nos muqueuses se font plus tendres. C’est la partie que l’on nomme ‘Voile du palais’. Si l’on se prend le pénis d’abord très lentement, on assure notre partenaire que la manœuvre est périlleuse. Ensuite, on appuie la langue au dessous du pénis pour recréer un milieu très serré. Résultat : juste à l’entrée de la gorge, la langue presse le membre vers le voile. Le pénis sera donc entré très profondémment et serré, ce qui laisse croire à une gorge. Le faux deep throat laisse aussi une certaine manœuvre sur les variations de vitesse et de fermeté. La langue sert de stimulant additionnel puisqu’elle peut bouger tout en conservant sa position ferme au fond de la bouche. Les pénétrations dans la bouche seront plus langoureuses et les compliments, à venir…

Finalement, le deep throat est aussi de mise. On m’a d’abord demandé un chapitre complet sur la chose. Pas de recette miracle à part beaucoup de concentration et de volonté car il faut ici s’enfoncer le pénis dans la gorge…profondémment. Pour se faciliter la tâche, on doit prendre son temps, laisser à notre gorge le temps d’apprivoiser la verge invitée et surtout, éviter les mouvements de bassin du partenaire. De mon côté, j’ai toujours jumelé le ‘deep throat’ en alternance avec les autres technique. Souvent même, c’est le début de la fin… Puisque la technique donne un résultat très excitant, nul besoin d’aller très vite ou trop fortement. Le geste en soi est très érotique et si l’on rend bien une fellation au fond de la gorge , croyez-moi, aucun partenaire ne résiste bien longtemps. Cœurs sensibles, s’abstenir!

Voilà! Quatre techniques, des centaines de variantes à découvrir, des milliers d’hommes heureux et des tonnes de sperme à avaler!

Tuesday, January 23, 2007

Coming soon...

Ça s'en vient. Très bientôt. Sur vos écrans. J'ai sondé le terrain. Posé des questions. Fait des entrevues, plus ou moins formelles. Dessiné des croquis. Des démonstrations. Des recherches. Appelé des anciens amants. Interrogé femmes, gays, hommes. Demandé. Tâté. Pratiqué. Pratiqué encore. Re-pratiqué.
Ze 'how to' faire une bonne fellation. Une vraie. Pour qu'on en redemande. Pour qu'on s'en rappelle. Une fellation qui déchire les draps, qui tape sur les murs, tire les cheveux et qui hurle. Ou encore qui rapproche, se veut chaleureuse et amoureuse.
Ce week-end donc, j'ai pu finaliser mes sondages un peu ridicules auprès d'une superbe brochette d'amis: femmes à marier, cochonnes assumées et gays expérimentés. 'Alors les amis, comment vous faites vos meilleures pipes?' Et Amélie, entre toutes les démonstrations et les conseils de chacun, de répondre: 'G, avant tout, il n'y a pas de mystères, ni de techniques, ni rien qui peut surpasser le fait d'aimer faire ça...' C'est bien vrai. Trop vrai. Mi-bredouille, mi-déçue de la simplicité de la solution miracle, j'ai continué à sonder les amis. Donc, d'ici à ce que j'expose les dessous biens gardés des fellations, pratiquez le conseil d'Amélie. Sinon, le reste n'est qu'inutile...
Coming soon!

Sunday, September 24, 2006

Gspot's Tour on G's Tour

Sous les yeux inquiet de mon écran les touches de mon clavier s'allourdissent sous mes doigts. Je suis éclatée de fatigue. Déchirée d'avoir gardé mon énergie toute la semaine, d'avoir fait des trucs santé, d'avoir abusé de plaisirs hier et d'être prise à Québec ce soir, à m'emmerder devant un ordinateur qui me rappelle à quel point je suis bien chez moi... sans ordinateur. Je suis en visite familiale. Croyez-moi, j'adore ma famille. Par contre, je déteste Québec. Pourtant, j'ai tout tenté. Tenté d'aller me promener, de trouver des gens accueillants, des endroits qui me donneraient le goût de revenir, en vain. J'arrive même de chez Ashton afin de tester la fameuse poutine dont les citoyens vantent le mérite à tout Montréalais. Correct. Le fameux met n'est pas passé subitement dans la catégorie '' l'appétit vient en mangeant''. L'avantage de ma visite ici? La famille: passer du temps avec mon petit frère qui me parle avec passion de son nouveau travail, des uniformes qu'il doit porter, mon père qui s'illumine quand il me voit, ma soeur qui est la plus belle personne au monde, sur toutes ses facettes... Émouvant... je m'ennuyais!

Bon, bon, je sais, j'ai un blogue thématique et je dois conserver ma lignée... Quoique honnêtement, assise entre un X-Box et la collection de Guides de l'auto de mon père, je trouve que l'inspiration sexuelle est difficile à trouver. Par chance, j'ai eu un beau 2h20 de voiture pour penser à tout ça... et une nuit hier pour inspirer mes petits doigts!

Monologue de G's Gspot on G's tour


À 1h00 ou 13h00 si vous préférez. Pour être encore plus clair, 13h00, c'est du côté gauche de la femme sur le dos, donc, du côté droit de l'homme qui est sur elle. Je suis vers le haut, côté vessie... pas côté rectum. C'est là que je me trouve. Ou que je ne me trouve pas; dépendamment de la perspicacité des membres qui visitent ma tanière. Le mot tanné viendrait de tanière? Dans mon cas; Oui. Seize ans à être tenté de temps en temps sans pour autant pouvoir montrer à G mes horizons sexuels. Je ne lui reproche rien; au contraire. G a bien tenté de venir à ma rencontre. Je me rappelle de cette adolescente entêtée qui lisait tout se qu'elle trouvait sur le sujet et dépensait des soirée à tittiller mes parois du doigt, relire pour s'assurer d'avoir bien compris et recommencer, en vain. G était quelque peu trop douce à l'époque... Son échec confirmait les statistiques mais je sais que son entêtement voulait justement démentir ses dernières et ne pas alourdir le triste bilan des Gspot dans le monde. J'aurais aimé qu'elle se sente parmis les élues dès le début. Mais il lui manquait quelques informations pour accéder à mon plaisir. Mon pote Klit comblait ses besoins en mon absence; par chance.

Ma légende urbaine s'est confirmée un soir de mes seize ans. G et son petit-copain de l'époque, Sébastien avaient des relations depuis un bout déjà. Sébastien était extraordinairement bien membré a un point tel que G devait manoeuvrer avec douceur leurs relations afin que plaisir reste plaisir. Ce soir-là, tous les facteurs favorisaient ma tant attendue révélation: ovulation, Klit regorgé de désir, vessie pleine et G allongée sur le ventre. G a eu la sensation de sa vie. Entre les cris étouffés, les spasmes et les frissons, en quelques secondes, moi et Klit avions fait la fête à la jeune demoiselle. G avait compris. Sébastien non. Peu importait.

G s'est mise dès le lendemain matin à ma recherche de nouveau. Frôlant d'abord comme autrefois ma parois, G compris que je faisais équipe avec Klit. Elle tenta la double stimulation, compris que je demandais rigueur et fermeté, non douceur et molesse, pressa fermement son bas ventre, utilisa deux doigts et retrouva la saveur de la veille... J'avais complètement éberlué G, si je me réfère à son air et aux clins d'oeils de Klit après la manoeuvre! Ne restait qu'à appliquer ça aux relations de couples.

De tous les amoureux des quelques années qui suivirent, aucun ne comprit vraiment les recommandations que G leur faisait à mon endroit. 13h00 (pour être réaliste, je suis plutôt à 12h48 mais pour douze minutes...) C'est à croire que la révolution Timex avait fait oublier le bon vieux cadran et que la génération entière n'était pas à mon heure. G se débrouillait, seule ou en couple, en optimisant elle-même les positions afin de me garder alerte.

Pourtant, une révélation tranquille semble s'être installée à Montréal depuis quelques mois. Une révolution en matière de Gspot! Les mecs me trouvent!!! Après les chatouillis des dernières années, les bons doigts virils ont repris le contrôle des points G. Et ce n'est pas quantité d'hommes qui ont eu la chance de me tâter mais la moyenne des derniers est de 10/10! Lors de la dernière convention des Gspot où j'ai assisté avec Klit, la recommandation globale était le bouche à oreille. Parlez-vous messieurs afin de partager la bonne nouvelle! Le protocole est simple: on stimule Klit, on s'assure de la lubrification, on insère 2 doigts (pour mettre toutes les chances de votre côté), on appuie fermement vers le haut, à 13h00. Ne vous gênez pas pour appuyer fort, il y a des bébés entiers qui passent par là: c'est du solide! Sinon, points G et clitoris devront se syndiquer!

Bonne semaine!

Ps: Salutations et honneurs aux mecs en question pour me permettre de mettre des mots sur des sensations!

Monday, September 11, 2006

Gestion téléphonique

Bon début de semaine…

Désolée pour le délai de parution; je sais que vous êtes avides de mes aventures coïtales mais j’ai eu des petits problèmes techniques et ferai paraître bientôt le blogue de la semaine dernière. (Fucking clé USB…) De toute façon, ma vie est PLATE! Sexuellement parlant bien sûr!

Donc, voici ou j’en suis : un Viktor pas très gratifiant; des vieux amants que je peux peut-être avoir dans le détour avec stimulation chimique; un ex qui trompe sa nouvelle blonde (je vous ai déjà mentionné qu’elle était grosse et brune?!?) avec moi-même et des amis… Et aussi, des amis des amis de ces gens-là. Donc, dès que je rencontre quelqu’un, soit c’est l’ex d’un autre quelqu’un, soit c’est un des dix meilleurs amis d’un amant, soit c’est le voisin de la fille qui couche avec le chien de l’ami de l’ex de l’ancien amant. Je suis prise!!! Donc, la résolution de la semaine est de ne plus entrer en contact avec ces belles personnes qui n’apportent que du vide dans ma vie. Deuxième résolution : m’acheter un vibrateur.

J’ai donc entrepris de gérer mon cellulaire d’une manière efficace. Tous les anciens amants y sont répertoriés à l’aide d’un point devant le nom. Même ma ‘dream list’ y est. Je garde dans ma liste contact des amis, des contacts professionnels ou de nouveaux venus qui ne sont pas encore coïtés. (coït se conjugue aussi, je vous raconterai une autre fois) La règle à ne pas transgresser est de ne pas appeler les noms avec des points : Interdit. Interdit non parce que mon orgueil est difficilement atteignable mais bien parce que ce serait pathétique… Aussi, je me refuse à appeler, même sous l’effet d’alcool et de drogue quelconque.

Donc on retrouve maintenant sur mon cellulaire :
.Alex
.Benjamin
.Bernard
.François
.Fred
.Fred (work)
.Fred (mail)
.Joël
.Karl
.Marc
.Michel
.Ralph
.Ralph (travail)
.Viktor
.Viktor (home)
.Viktor (mail)

Un an d’aventures, d’espoirs, mis à rebus hier soir. J’ai conservé les numéros afin de voir que c’est eux qui appellent et ne pas répondre…
Nuit de dimanche à lundi, 4h30 du matin
-Dring!
-The number you have reach is not available. Please try someone else…..
-G??
-Euh… Viktor??
-Tu viens me rejoindre?
-Désolée, il n’y a plus de services de pipes au numéro que vous avez composé.
-Sans farces, tu viens me rejoindre?
-Viktor, sans farces, merci pour le traitement de ‘pute de luxe’ des derniers mois mais j’aimerais vraiment avoir une vie maintenant et dormir la nuit.
-Je ne comprends pas trop…
-Moi non plus, on s’en reparle de jour ok?

Dernière conversation intime avec Viktor, il ne rappellera pas… Aussi, tenez-moi au courant si vous voyez des ventes de piles Duracell, j’en aurai besoin…

Bonne semaine!

Tuesday, August 15, 2006

Il était une fois..

Je suis malade. J'ai une grippe d'homme. Une grippe qui me fait promettre que quand je serai guérie, je remercierai le ciel de pouvoir oublier chaque mouvement que je fais, d'avoir retrouvé mon aisance naturelle. Je suis malade de partout. Malade de muscles douloureux, de gorge irritée, malade de fièvre et de mal de tête... Il n'y a qu'un avantage à avoir la grippe; celui de pouvoir bénéficier de ces frissons qui nous rendent dingues en tout temps sauf lorsque l'on est très excité. La grippe se transforme alors en super-spanish, la fièvre en doux aphrodisiaque et si on fait fî de notre apparence physique et de nos cris étouffés, on a la meilleure baise du mois...

Je ne suis plus capable de rien manger sauf de la crème. Crème de brocolis, crème de champignons, crème de tomates (un peu plus irritante celle-là)... Et éventuellement, un peu de sperme. Je suis convaincue qu'un peu de liquide de la sorte me remettrait rapidement sur pied mais il n'en restait plus au téléphone... et je n'ai pas eu d'appel d'offre. D'ailleurs, ça fait 3 semaines exactement que je n'ai pas avalé de sperme! Un autre record! Comme je l'ai mentionné dans un blogue précédent, j'ai les ongles cassants et ce n'est pas normal! Je suis convaincue que ma carence en liquide masculin est directement liée au cassement de mes ongles. J'ai donc fait des recherches.

BONHEUR!!! C'est même répertorié sur internet!!! Voici un extrait des cahiers d'Anne Archet qui tient aussi un blogue et qui a fait les recherches. Tout est vérifié par l'illustre docteur Ali Abbara (...)




Le sperme humain est composé à 90% d'eau. Le 10% qui reste est hautement énergétique, mais compte tenu de la quantité généralement ingérée (l'éjaculation moyenne est de 5ml) le danger de grossir reste faible, à moins d’être adepte de certaines pratiques partouzardes japonaises dont je n'ose évoquer le nom.

Un éjaculat de 5 ml contient donc grosso modo :

6 calories ;
0.1 g de glucides (surtout du fructose, mais aussi du sorbitol et de l’inositol) ;
0.9 g de protéines et acides aminés (glutathione, ADN et créatine) ;
0.03 g de lipides ;
Des minéraux comme le phosphore, le zinc, le magnésium, le calcium et le potassium ;
De la vitamine C et B12 ;
Des hormones (testostérone et prostaglandines) ;
Des traces de sous-produits corporels comme de l’acide lactique et de l’acide urique.

VOUS AVEZ LU?? Vitamine C, B12 (anti-dépresseur), du zinc->remède pour mes ongles qui cassent, du Calcium, etc

Voilà donc mesdames le remède à tous vos maux et éventuellement, le respect des monsieurs. Parce que oui, avaler le sperme est respectable. Avaler est: 1. Bon pour la santé, 2. écologique (pas de papiers gaspillés) 3. très stimulant, 4. Facile. En effet, j'ai apprivoisé moi-même la fellation pour en faire un art; un hommage à l'homme; un sport olympique. Mais tout à commencé par une anecdote...

Je ne sais pas si je dois aujourd'hui remercier ou emmerder le premier garçon à qui j'ai fait une fellation. Peu importe, il a marqué ma vie à jamais et sacralisé la pipe en ce qui me concerne...

J'ai 13 ans, c'est l'automne et Dom m'invite à aller chez lui. C'est ma première 'date' et puisqu'il est plus vieux je me promets d'avoir l'air la plus expérimentée possible. Pourtant, mes expériences sexuelles se limitent à cette époque à 2 ou 3 baisers et à avoir joué au docteur avec mes cousins. On s'embrasse, il met sa main dans mes pantalons et moi enlève les siens. Je fais alors la découverte de l'année: un pénis!!! Un vrai de vrai en érection!!! Wow!

Je prends l'objet dans ma main et m'émerveille de sa chaleur, de sa présence dans la pièce. Impressionnant. Le pénis de Dom devient alors ma priorité, mon centre d'attraction et je l'effleure de la bouche. Je commence d'une main le mouvement de va-et-vient que j'ai déjà vu à la télévision et me surprend de la douceur de la verge mais aussi de sa puissance (en fait pour être honnête, j'ai été épatée parce que je ne croyais pas que la peau dessus allait bouger avec ma main et des films que j'avais vus, je me disais que ça devait être très emmerdant de frotter une peau...13 ans...). Dom commence à réagir à mes mouvements, à mes lichettes aussi. À ce moment, je comprends que la fellation est une activité à part et relance ma découverte. J'enfile le pénis dans ma bouche, prenant soin de ne pas le mordre. Mmm... Je continue de ma main, l'autre caressant son ventre et ma bouche découvrant son gland, son pénis découvrant parfois ma langue, parfois ma gorge, parfois mes lèvres.

Dom semble apprécier ma fellation alors je me félicite qu'il n'ait jusqu'ici pas remarqué ou noté mon manque d'expérience. Il me complimente entre deux gémissements et j'accélère la cadence tranquillement, explorant de ma main libre ses testicules, ses cuisses et la base de sa verge. Je prends le rythme de ses hanches et il gémit de plus belle. Soudain, Dom est secoué de tremblements et je reçois son sperme dans ma bouche, et quelques gouttes au visage... Burp... Burp... Mais quelle horreur! Je me retiens de vomir mais les spasmes de ma gorge recrachent tout sur son pénis, déjà ramolli. Les hauts-le-coeur durent facilement une quinzaine de secondes et je le regarde, complètement abasourdie.
-Désolé G, j'aurais dû te prévenir
-Désolée Dom, je n'aurais pas dû tout cracher.

Je remets mes petites culottes jaune et retourne chez moi. Sur la route, je me promets que plus jamais je ne me ferai surprendre avec une fellation. Facile, j'ai senti que son pénis se contractait et ses testicules se resserraient juste avant qu'il éjacule. Je n'ai qu'à prévenir le coup la prochaine fois. Je pourrai alors faire des vraies pipes sans avoir l'air idiote... Le lendemain, j'ai confirmé que c'était la seule chose qu'il me manquait. Le meilleur ami de Dom vient me voir à l'école:

- G, je sais que tu as vu Dom hier et je veux que tu te prépares mentalement parce qu'il a raconté votre soirée...
- Quoi?!? Il est dingue! (J'ai les jambes qui flanchent, je veux quitter cette école, la honte!)
- En fait, maintenant, les gars de mon cours de math veulent tous sortir avec toi...
- ?!?
- Dom nous a dit que tu lui avais fait une super pipe hier et je me demandais si tu aimais Dom ou si on pouvait sortir ensemble?
- Euh... on verra OK? Je suis en retard

Bonne semaine!

Les cahiers d'Anne Archet: http://archet.net/index.php