Thursday, November 30, 2006

Merde... re-merde... re-re-merde... re-re-re-merde

Je sens que ma vie est une merde. Je suis en train de me taper les spécial ‘Wok’ de Stouffer’s. Je n’ai pas demandé à vivre ça. Ou sont les poissons frais, la salade de maman (avec un peu trop de mayo, je l’accorde, mais qui vaut son pesant d’or), les pâtés et les desserts? Dans mon cul… Quoique ça a peut être à voir avec ma réputation de ‘Montreal’s Best Butt’? Merci maman d’avoir bien engraissé mon arrière-train…

J’ai des hommes dans ma vie ces temps-ci. Assez pour me divertir à fond. Prenez tous mes derniers blogues et mettez tout ça ensemble : C’est ma vie! J’ai un ‘setup’ d’anciens amants. Sournois, préoccupants, indirects, insaisissables. Mes vieux amants reviennent toujours à la surface. Ils me tiennent par les gosses; ou plutôt par le clitoris. Et je suis pathétique… Je m’entends encore leur scander leurs mérites; m’illusionner qu’ils m’aiment bien au fond. En fait, c’est moi qui les aime bien au fond… Je les adore et me fends en quatre pour pseudo-accepter ou comprendre leurs ‘combats’. Que des cons. Merde…

J’ai aussi le ‘setup’ des amants actuels. D’autres mêlés avec qui je passe du bon temps. Et quel bon temps! J’ai désormais un flair absolu pour trouver des partenaires de reproduction. Complicité et Fit parfait. Je détrempe mes sièges juste à y penser. Ce sont des attirances bizarres qui ne correspondent pas à mes critères sociaux. J’ai déjà abordé les phéromones non? Ça explique tout. On cherche inconsciemment une certaine incompatibilité dans nos gênes reproducteurs puisque des gênes opposés créent des bébés plus forts. Cet instinct est majoritairement sexuel et entraîne des séances de lit très prenantes. Cependant, qui dit opposé dit extrême, incompatible, insensé et incompréhensible… Opposé dit aussi : G, ne perds pas ton temps… Re-merde

J’ai désormais aussi la section ‘date’ de ma vie. Pauvres petites bêtes. J’ai l’impression de les faire payer inconsciemment pour tous les autres. Je leur joue le grand truc : ils paient pour le resto, pour l’alcool et ont droit à une mini-complicité de quelques heures. C’est aussi eux qui proposent la suite, et j’accepte, en roulant l’épaule, de les accompagner pour un dernier café sur Mont-Royal. Le résultat : après une hernie discale à avoir trop roulé l’épaule, des crampes aux joues et le ventre plein, ils me rappellent à quel point je suis magnifique mais aussi que je suis un peu insaisissable. Re-re-merde. Qui eût cru que la séduction est un art de vivre pour certains et un combat ultime pour d’autres? Je sonne faux en Marilyn Monroe.

Finalement, il y a mon vibrateur. Je le hais. Il est toujours là, prêt à combler quelque besoin le salaud… Et je suis déçue à chaque fois. Un orgasme sans couleur, sans odeur, qui m’attriste plus que me satisfait. Il n’a même pas la grâce de la masturbation traditionnelle qui consiste au minimum à ME faire l’amour. Je le déteste. Il procure des giga-orgasmes qui font mal. Trop localisés, trop forts et en trop peu de temps. Un orgasme qui donne une crampe et s’en va. Rien de revitalisant. Et mon esprit s’effrite à chaque fois ou je jouis de tant de froideur. Re-re-re-merde.

Avec tout ça vient le concept d’équilibre. Un concept très flou à mes yeux, vous aurez deviné. Si les gens qui m’attirent sont déséquilibrés, comment balancer le tout sans me perdre moi-même. Ou pourquoi ne pas laisser un peu de chance à ceux qui m’attirent un peu moins? Parce qu’ils m’attirent un peu moins, voilà tout! Et ces jeunes comptables boutonneux qui ne cherchent que l’amour sauraient-ils me combler? Hummm… je rappelle la section ‘point’ de mon cellulaire à l’instant…

Bonne semaine!

Entendu 6 fois en deux semaines :
-‘ G, tu sens le cul ‘
-‘ G, tu dégages une énergie sexuelle particulièrement intense, tu es charmante aussi.’

Merci! Merci! Je gagne un voyage pour quatre personnes à Disney pour ça?!? Non!?! Merci quand même…

Tuesday, November 21, 2006

Désamour


C’est ma peur. Probablement aussi la peur de beaucoup qui ne s’avouent pas que tout n’est pas si magnifique. Que tout n’est pas simple et magique. Je sais vivre désabusée. C’est un mode de vie en ce qui me concerne… Une recette miracle pour survivre à mes échecs. Corneille l’a si bien exprimé : ‘Je vois, Je sais, Je crois, Je suis désabusé.’ Je peux aussi tolérer le désintérêt. C’est blessant, mais parfois inévitable, surtout si nous analysons pourquoi les gens nous isolent. Je connais la désillusion. Dérivé proche de rêves brisés. Dérivé lointain d’espoirs cachés. Je me suis désacclimatée, Je sais la dérision. Je sais me désaxer. Je sais tout désacraliser. Je connais la déception. C’est mon désabonnement à l’amour. Aurai-je créé le désamour? Sans aucun préfixe, puis-je créer l’amour? Ai-je déjà créé l’amour?

On m’a posé la question. On me pose toujours des questions. Et je n’ai que de futiles réponses. Et le sexe dans tout ça? Je ressens une accoutumance à mes envies; mieux contrôlées, plus assumées. Meilleures encore. Une bien belle chose si vous voulez mon avis. Je ne veux pas de désamour, ni de déception, ni de désillusion…Déshabillez-moi!

Thursday, November 09, 2006

Histoires de congrès

Je suis à Québec. Monsieur le réparateur Maytag qui s'est recyclé en 'gosseux' d'imprimantes prépare son matériel à ma gauche. Madame la première de classe de tricot se tient à ma droite, souriant de toutes ses lunettes. Ouf. Montréal me manque. En ces rencontres platoniques, seuls les montréalais me semblent un tant soit peu sympathiques. Ahh... J'oubliais le trop gentil consultant de Saint-Félicien. Shame on me.

Mes deux prochains jours sont réglés à la seconde par une association dirigée par des Baby-Boomers souffrant d'embonpoint. Aussi, puisque je suis blonde et ne fais pas d'excès de poid, je devrai faire des efforts considérables pour atteindre un niveau décent de crédibilité auprès de mes nouvelles marâtres. Au menu: Conférences, lancements, blablas, banquets, etc... Tout ce qu'il me faut pour me recueillir et ne penser à rien. J'oubliais: des tonnes de café.

Donc, deux jours pour régler un truc dans ma vie: Est-ce que je veux être en couple? 99% des gens me répondraient: 'Oui G! Voyons!!!' Le pourcent qui reste, mes amis, auraient eux, de sérieux doutes. Pourtant, tout le monde est en couple. Ne reste que moi et quelques amies. C'est à croire que l'hiver sera froid??? J'ai des chaussettes. Et je ferais quoi d'un chum? Aucune idée. Pourtant, j'ai un certain talent pour être en couple alors mon questionnement ne vient pas du fait que le défi est insurmontable. Serait-il insupportable? Avec cette vague de tourtereaux qui s'aiment et se bécotent et font l'amour sous mon nez, insupportable serait en effet le mot juste.

Et moi dans tout ça? Mon couple idéal est défini, j'en ai déjà parlé: Intégrité, fusion, chimie, respect et beaucoup d'amitié. Je ne veux pas devenir un 'nous', juste partager mon 'moi'. Pourtant, je partage facilement mon 'moi' corporel mais rarement spirituel. Aussi horrible que cela puisse paraître, je n'ai jamais senti ce besoin de m'ouvrir l'âme à mes concubins. Seul un groupe très sélect d'amis ont parfois droit à mes états d'esprit. Le résultat est pourtant prévisible: Je développe des relations platoniques et suis la première surprise de mes échecs dès l'instant où je mets la main à la pâte pour une relation durable. Une pâte stérile que j'ai moi-même asséchée dès le premier baiser. Quelques baises plus tard, ma pâte est flétrie, assommée et malgré tous mes efforts; irrécupérable.

Je dois donc apprendre à connaître mes amants et à m'ouvrir à eux. C'est là que ça se corse. Au début de mes aventures, le sexe était pour moi une façon de communier avec les hommes. Une fusion à quatre dimensions comblant tous mes besoins en amitié, affection, hormones et vitalité. Aujourd'hui, mes conquêtes ont perdu un peu de leur magie instantannée. La magie s'opère parfois mais je suis souvent au coeur d'un marathon de cul-giclages de fluides-échanges bestiaux et d'orgasmes. Rien à voir avec un couple. Rien à voir avec la game. Des histoires sans histoire. En m'avançant dans cette voie, je deviens la maîtresse parfaite, rêvée, que l'on remplace rapidement par une assistante-comptable qui fait de bonnes tartes.

Il faut donc que je joue mes cartes de manière plus stratégique. Fini mes 'discharges' sexuelles avec des hommes-phéromonaux. Fini d'en mettre plein la vue dans toutes les positions. Fini les pipes 'parfaites', les 69, les orgasmes multiples. Je contrôlerai mes pulsions (interdit de rire!). Je deviens une vraie femme. Complexe, angoissée, pudique et hésitante. Je vais jouer la 'game': séduction, sous-entendus, retenue. Un jeu de merde si vous voulez mon avis. Mais un jeu que je ne maîtrise pas du tout et auquel je dois m'exercer. Ne serait-ce que pour étirer mes fréquentations ou avoir droit à un café le matin?? Ok, je travaille sur ça et vous reviens rapidement. De toute façon, il y a plein de sexagénaires ici pour m'exercer à ne pas avoir de sexe... durant deux jours du moins!

Bonne semaine!

Tuesday, November 07, 2006

Vibrateur 101

Je me suis acheté un vibrateur. Ce samedi. Non parce que je n’ai pas eu de sexe. Non plus parce que je n’ai eu de chances d’en avoir. Juste par symbolisme. Le vibrateur est l’icône de la libération féminine. C’est aussi l’icône de la tristesse féminine. C’est finalement le symbole excentrique de la vie sexuelle de la société urbaine d’aujourd’hui. Un outil de consommation, comme tous ces hommes qui flirtent dans mon lit... et comme toutes ces femmes qui flirtent dans le leur. Le vibrateur est aussi un objet qui m’était jusqu’ici très mystérieux.

Donc, samedi, sur un lendemain de vendredi bien arrosé moi et Rachel décidons de nous rendre dans une boutique érotique. Les prix varient de 15.00$ à 180.00$. Honnêtement, à 180.00$ on s’installe et appuie sur ‘on’ et on jouit. Les outils les plus performants se font même en forme de déesses indiennes ou d’animaux coquets. Eurk! Nous avons donc opté pour l’option à 24.99$ en ‘jelly’ pas de couleur, spécial G’spot qui vibre de façon normale. Moi et Rachel, sommes rentrées à la maison silencieuses. D’abord puisque nous avions très hâte d’arriver. Ensuite puisque nous avions commis l’acte qui nous coupe moralement de tout besoin de ‘dater’ quiconque.

-Bon euh…eh bien, bon après-midi Rachel!
-Euh toi, aussi… Amuses-toi! En passant, ne m’appelle pas, je risque d’être très occupée.
-D’accord, pas avant 17h00!

Ce qui me laissait 4 heures à moi et le nouvel objet de mon désir… Rendue à la maison, je cours à mon lit en me déshabillant. Qui sait ce qui m’attend?? Quelques gouttes de lubrifiants et j’ai déjà inséré le tout. Avec difficulté, certes, puisque le ‘jelly’ c’est collant. Je tourne le petit bouton à ‘on’… Attente. Je tourne le petit bouton jusqu’à puissance maximale, fais quelques mouvements de vas et viens. Pas mal cette petite chose. Je tourne et bouge la chose jusqu’à ce que la forme ‘spécial point G’ atteigne le point G. Après avoir pratiqué la parfaite position du vibrateur en mode ‘insertion’ je pratique la parfaite position du vibrateur en mode ‘stimulation clitoridienne’. Ouf… résultat instantané. Je pratique les performances de mon nouvel ami tout l’après-midi. 5 séances de masturbation, 2 heures de siestes et 8 orgasmes d’intensité variée. Une seule conclusion : j’aime les hommes! Vous êtes tout chauds!

Bonne semaine!