Thursday, October 11, 2007

V.Jouïr: je jouissais, ..., je jouïrai

Je ne suis que passé... Je me raconte en m'endormant mes anciennes aventures. Des amants par-ci, des amants par-là. De la ferme à la ville, de la blonde à la putain, de moi à une vraie moi. Des aventures qui forgent l'esprit. Qui m'ont appris au fond qui je suis vraiment. Souvent trop forte ou trop faible, pour réaliser que finalement, l'un ne va pas sans l'autre. Et que tout ce qui est bas à la même capacité de grandeur. Je suis passée du Bonsaï: celui pour lequel il faut beaucoup d'énergie pour garder petit, créant une espèce rare, recherchée, mais une vie inhumaine, au Thuya qui surplombe son monde: l'arbre s'est laissé enrichir de tout se qui l'entoure pour s'élever; un spécimen tout aussi recherché...
J'écris (enfin) ce dont j'ai toujours rêvé. Je vous raconte d'ici peu Ze aventures qui en découlent. Les aventures passées...
Je ne suis que futur... Je me raconte en m'endormant mes nouvelles histoires. Celles qui découlent de mon amour. Et puisque l'amour n'arrive pas sans son lot d'histoires futures je vous raconte aussi d'ici peu Ze aventures à venir. D'ici là, j'apprends à aimer de nouveau.
Et mon présent dans tout ça? Pfff... je vous reviendrai demain.

Saturday, September 29, 2007

French vs Les autres

Soho hôtel, 2h30 du matin et moi qui titube sur mes stilletos pour me rendre à la chambre. Avec l'anglais. Encore un hôtel. Je suis une putain. Ou encore, j'ai définitivement besoin de me faire baiser... Je vote pour la seconde option.

L'anglais me raconte dans sa langue natale ponctuée d'alcool ce qu'il me fera... 'I will fuck your brain out' blabla. Je m'en tape et colle mes lèvres sur les siennes, exaspérée de l'entendre parler. Je le relance: 'You're gonna fuck me hard english man' et l'embrasse à nouveau pour éviter tout argument de sa part.

La chambre, 2h32 du matin. Je couche mon anglais sur son lit, défait sa chemise, lui embrasse le torse, et dirige ma tête dans son pantalon. Sitôt enlevé, mes lèvres entourent son pénis bien dur que je glisse au fond de ma gorge. De cette façon, il sera tellement excité que je ne me taperai pas de baise infernale de quelques heures... Après tout, je ne sais pas si ils sont bons les anglais. Mon anglais rumine quelques excitations, je me déshabille à mon tour, m'étend sur le dos en me masturbant et lui lance 'wanna fuck me english man?' L'air ahuri, mon anglais met un condom et s'enfile profondémment en moi. Putain que ça fait du bien un homme entre mes jambes! Je me concentre sur son pénis qui secoue mon bassin à chaque instant. Il s'enfile doucement d'abord et me pénètre en entier ensuite. Je vais jouir bientôt... Mon anglais me chuchotte à l'oreille: 'Can you talk in french?' 'I want to hear you cum in your language' 'Can you teach me some french baby?'
-Ok, english men, first of all; Ta gueule et baise moi.
Inspiré, mon anglais me tourne, me couche sur mon estomac et me murmure: Now baby, you masturbate and you talk to me in french'
Plutôt excitée de son ardeur, je lui relance 'Ta gueule l'anglais et baise moi'
-What does that mean?
-Shut up and fuck me!
Mon anglais me baise, je me masturbe et jouis de son gros membre qui glisse en moi... Je reviens à moi-même et il me redemande ce que je lui racontais en français... 'I told you english man to shut the fuck up and to fuck me... and you did so. You are now bilingual!'

Tuesday, July 24, 2007

Fuck off

Bof... Whatever... Anyways...

Me voilà en chute libre de libido. J'essaie de retrouver mon crayon doré, celui qui me fait écrire de belles choses, qui me convainc même parfois de moi-même. Introuvable. Rien n'y fait: pénis, clito, lub, vibrateur, alcool: rien n'y fait.

J'ai bien tout essayé, les anglais ne m'allument pas. Les anglaises non plus d'ailleurs. Pas de 'bounding'. J'ai déjà dû aller essuyer des coulisses de moi-même sur mes cuisses durant des soirées... Révolue l'époque! Aujourd'hui, je prie les anglais d'essuyer les coulisses de bave qui leur coule au menton au son de mon french accent... et je vais me coucher seule...

Et mes lèvres tiraillent de sécheresse, mon coeur ne rebondit plus; il craque. Je suis l'arride du désert, le déo de l'aisselle, le soleil des peaux ridées. Je m'éclate quoi!

Wednesday, July 04, 2007

Ze Dot

-G, tu es certaine d'être prête pour ça?
-Évidemment. T'inquiète, tu as trouvé ton homme, je te l'ai toujours dit!

Je retourne sur mes pas, fixant l'horizon de mes yeux pleins de larmes. Lui, quitte de son côté, souriant, satisfait. Mon boss qui m'offre Toronto. Sur un plateau d'argent; laqué ou non, je m'en tape.

Déjà quelques semaines que je suis ici. Le T.Dot. Tout ici m'est exagéré. Tout sent, goûte, s'illumine ou est bruyant. La ville ou bien m'agite ou me déprime. Les yeux grands ouverts, je parcours Ze Dot en me parcourant moi-même. Je suis d'une sérénité effroyable. Et j'aurais d'abord jugé la ville pour son côté trop spectaculaire, magnifique mais finalement sans âme. Mais je me serais trompée. Toronto en met plein la vue, épate la gallerie pour justement conserver son coeur pour ceux qui s'y efforcent un peu. Comme moi, Ze Dot est un beau personnage...

Puisque je suis toujours aussi modeste, je me permets de faire le lancement officiel de cette nouvelle section de mon blogue: Ze Dot. Facile, on garde le concept, on ajoute une section et on promet à nos lecteurs d'être assidue de nouveau! Me voilà en train de 're-brander' ma vie...



Sunday, June 24, 2007

coquine

Trois pêcheurs sur le bord du fleuve s’envoient de la bière en priant pour un doré. Une coquine, se croyant à l’abri des regards, s’installe sur les rochers non loin de là. Elle installe d’abord sa serviette, retire ses chaussures puis s’allume une cigarette.

-Ben ça les gars, c’est de la cocotte; réplique l’un des pêcheurs et tous trois s’ouvrent une autre bière, s’abandonnant au nouveau paysage.

La coquine, se croyant à l’abri des regards, retire son bikini entier et s’allonge, nue sur le dos. Elle glisse un à un ses orteils dans les énormes rapides du fleuve, de chaque côté de la roche qui lui sert de support. Puis, la brise légère caresse son corps et lui apporte de loin, le musc viril mais subtil des pêcheurs, froisse ses seins et tourbillonne dans son entrejambe. Accablée de chaleur, elle glisse sa main dans l’eau et pour se rafraichir, laisse tomber quelques gouttes sur son torse, son ventre et s’attarde par amusement sur son pubis. Répétant l’exercice à quelques reprises, elle trempe sa main à nouveau puis s’asperge cette fois d’une petite vague.
Glissant l’index et le majeur de chaque côté de son clitoris, la coquine commence a tranquillement se masturber. Son dos se cambre sous la pression qu’elle s’impose et des gouttes de sueur perlent son front. Puis, la jeune femme glisse ses doigts dans son vagin et remonte sa fente d’un filet de son liquide. Elle réinsère son doigt faisant pression de la paume sur son sexe mouillé. De son petit jeu, elle se donne un orgasme. Son premier de l’été. Le premier où elle a chaud, où les rayons du soleil lui chatouille les seins.

Les trois pêcheurs finissent leur dernière gorgée de bière, tous concentrés à camoufler leurs érections jaillissantes. Paul se lève et tente de faire pipi sur l’eau accrochant son regard sur les barbottes séchées au soleil, l’unique prise du jour. George lui, dont le gland se serre dans son speedo reserre tranquillement les hameçons. Bob se penche pour dissimuler sa bosse sous son énorme ventre et s’allume une cigarette.

Sous le soleil, la coquine jouit encore du moment, ayant gardé son doigt en elle. Détournant la tête pour chasser un moustique, elle aperçoit les trois pêcheurs qui n’ont cessés de la regarder. Souriant, la coquine remonte ses doigts, à sa bouche, les essuis d’un coup de langue, se rhabille et quitte le fleuve.

Ce soir là, Bob alla chez Parée avec des amis. Après avoir bien manger, il s’isolat avec une petite blonde, retourna chez lui pour les nouvelles du soir et se masturba à son tour.

George lui, attrappa sa femme sur la table et lui fît l’amour en arrivant à la maison. Sa femme jouît deux fois, mouillée de deux ans d’abstinence et lui jura qu’il pourra aller à la pêche comme bon lui semble.

De son côté, Paul rappella Chloé. Après tout, elle est la seule à l’avoir jamais aimé et il l’aimait bien aussi. Chloé tomba enceinte le soir même et ils eurent beaucoup d’enfants.

C’est l’été!!! Spread love! (sur moi, si possible!)

Thursday, April 12, 2007

Pense vs Panse

Une petite pensée pour traverser la tempête...

Après l'amour; 10% des hommes se retournent
sur leur côté droit et s'endorment; 10% font de
même sur leur côté gauche. Les autres se rhabillent
et rentrent chez-eux.
- Francis Blanche

Tuesday, April 03, 2007

Éthique vs Politique

André s’est avancé dans la foule, visiblement ému, partiellement triste. Comme ses résultats d’élection. Le cœur gros, les yeux cernés et l’habit impect, il a salué, remercié, simplement, sans citations, sans exagérations. Un discours calculé, idéal pour masquer l’émotion mais froid, sans inspiration. Un bel homme, qui a vécu; un intellectuel qui a eu la foi. Pas toujours le charisme, ni toujours le bon ‘timing’ mais qui y a cru et se retrouve seul, au bord des larmes à réciter des phrases calculées, faisant un effort inhumain pour garder le peu de prestance qui lui est laissée. Je suis aussi au bord des larmes. J’ai aussi perdu mon pari. Un vieil espoir que j’ai cru bon garder jusqu’à ce jour. Un vote pour ma vie. L’indépendance… Du Québec? Nan… La mienne. Mais tout comme le PQ, mon concept est obsolescent. Et c’est ce soir là, quand j’en aurai le plus besoin que personne ne viendra m’appuyer. Mon tailleur sera impect. Mes mèches parfaites, masquant subtilement mes cernes creux. Masquant mon vécu à moi aussi. Car avec un taux de natalité en hausse, des amis en couple un peu partout, il faut se rendre à l’évidence… L’indépendance c’est out. Même unis, l’indépendance c’est out. N’empêche, j’aurai toujours l’impression que des rêves accomplis sans contraintes peuvent être plus grands que nature… Que ma liberté en valait le X.

So-So-So-Sautez-moi quelqu’un!

Inspiré par ma blonde idôle ici

Monday, April 02, 2007

Baise-moi

AMI:
Alors, c'est ça... J'ai dit non à la fille parce que sans sentiments, je ne vois pas comment j'aurais pu juste avoir du sexe avec elle. C'est un peu embêtant parce que c'est ma collègue tu vois. Donc je lui ai dit que j'attendais d'aimer la bonne...

G:
My god! Que tu es romantique!

AMI:
Oui... surtout que je ne regrette même pas de ne pas me l'être tapée.

G:
Mais tu fais quoi sans sexe durant tout ce temps?

AMI:
Et bien, comme je le dis toujours... Je fais l'amour à la personne que j'aime le plus au monde: MOI!

G:
Wow... Tu vois, moi, quand je me masturbe, je n'y crois tellement plus que je me BAISE...

Thursday, March 22, 2007

Tentant le tantrisme?

Bar du Vieux-Montréal, cet automne. Outre quelques flirts… qui se termineront sur le trottoir, je discute avec le beau Ralph. Ralph est ‘ze homme’. L’homme-garçon qui s’est départi de toute sexualité fusionnelle par le désabu et l’attente de la bonne personne. L’homme-garçon qui croit à l’amour mais n’y voit pas d’issue. L’homme-garçon qui ne dégage pas de la phéromone, qui n’attire pas les gens malgré son illustre beauté. Mais en ce jeudi, Ralph a bu. Et moi aussi… Conversation d’interpellation des sens de Ralph et vulgarisation du tantrisme :

-Alors, Ralph, tu pratiques le kamasutra maintenant?
-Euh, non pourquoi?
-J’aurais cru, avec tes aventures avec l’Inde et tout… lui expliquais-je faisant référence à sa dernière aventure.
-Non, non, je connais rien là-dedans. toi G?
-Pas encore, j’aurais cru que tu aurais pu me montrer!…(---ok, tease de mauvais goût, je l’avoue chers lecteurs…)
-… (oups, Ralph ne répond pas!)
-Non, en fait, dans la catégorie sexe-indien, je suis plus une adepte du tantrisme; tu connais?
-Euhhh, balbutina mon homme-enfant.
-Le tantrisme, c’est l’art indien de faire durer le plaisir. L’art qui nous permet de rester en état de jouissance durant des heures, et laisse aux âmes la possibiliter de se fusionner lors de la relation sexuelle. En fait, le principle est simple, tu t’excites sans jamais ‘venir’ officiellement. Puis, ton plaisir augmente jusqu’à ce que tu sois en jouissance constante tout en contrôlant ton orgasme pour ne pas cesser ta jouissance. Ça peut durer des heures.
-Comment tu fais?
-Bien je pourrais te décrire un orgasme classique comme ceci :Quand tu commence à jouir, tu jouis d’abord, puis ensuite, tu viens, c’est-à-dire que ton pénis donne des coups durant l’orgasme. Ces pulsions sont aussi présentes chez la femme. Donc, on jouis d’abord doucement, ensuite on a ces spasmes qui caractérisent l’éjaculation chez l’homme et l’orgasme chez la femme. Le but est de contrôler cet orgasme pour rester toujours au niveau premier de jouissance sans officiellement venir. C’est ultra-simple! Donc, tu te mets à ce niveau d’excitation mais tu te concentre à ne pas avoir d’orgasme officiel. Dès que tu es très excité, tu t’offres un espèce de ‘cool down’ et tu recommences. À force de répétition, tu deviens tellement excité que tu es dans un état de jouissance perpétuel et ça peut durer des heures. L’idéal est de pratiquer seul d’abord pour contrôler tes propres plaisirs ensuite, tu peux appliquer ça à toute tes activités sexuelles : pénétration, fellation, cunilingus, etc…
-Et toi tu fais ça en couple? (à ce moment, Ralph a une nouvelle lueur dans les yeux. Une lueur que je ne lui connais pas. Le sex-appeal que personne ne lui connais, sauf moi, en ce beau jeudi d’alcool)
-Sois honnête Ralph, est-ce que dans la dernière année tu as baisé quelqu’un avec qui tu aurais pu imaginer prendre le temps de faire l’amour?
-Non
-Bien moi non plus dans la dernière année je n’ai pas pu faire ça en couple! Par contre, je l’ai fait souvent avant et j’applique quelques mini-principles dans mes activités amant-maîtresse en ce moment.
-Raconte!
-En fait, lorsque tu es en couple, tu contrôles non seulement ton orgasme mais aussi celui de ton partenaire. Donc nous nous excitons mutuellement jusqu’à ce que la jouissance soit très puissante. Rendu à ce niveau, nous sommes tellement rapprochés et excités qu’une simple pénétration crée un raz-de-marée de frissons et de plaisir. Chaque petit mouvement nous rend dingue, nous fait vibrer, nous essoufle, nous fait jouir. Une simple pression sur le clitoris ou les testicules peut nous faire avoir le meilleur orgasme de notre vie rendus à ce stade. Nos sens sont alertes, nos yeux se croisent et nos corps communiquent. Tu sens ton cœur battre et tu as des crampes au ventre. C’est tout simplement génial et ça peut durer des heures. On parle ici de faire l’amour lentement et intensément. Tout mouvement trop intense peut nous faire atteindre l’orgasme alors que le but est d’aller doucement pour aussi sentir la jouissance de l’autre. Puis, quand on se décide à avoir l’orgasme, nous sommes tellement proches que l’orgasme est simultané. Il provoque des crampes, des pulsions comme tu n’en as jamais vécu. C’est le type de relation sexuelle ou on pleure après, ou encore, on ne veut se séparer, rester pour toujours l’un dans l’autre. Tu voudrais faire ça pour le restant de tes jours…

À ce moment, Ralph à côté de moi ne tiens plus en place. Les mains dans les poches, il m’écoute à 2 cm du visage et est totalement obnubilé par mes propos… Ralph se ressaisit.
-Comment tu as commencé à faire ça G?
-En me masturbant. Il y a une époque où je voyageais des heures dans ma voiture. Je me masturbais histoire de joindre l’utile à l’agréable! Puis, j’étirais mon excitation histoire de vraiment profiter du moment et suis devenue une spécialiste du tantrisme. C’est beaucoup plus facile seule. Ensuite, je pouvais combiner ça avec un homme. Durant deux ans, je n’ai jamais eu connaissance du traffic et le pont Champlain est pour moi un icône d’orgasme!
-Wow! Me répond Ralph.
-En effet, un jour, je pourrai sûrement remettre ça à deux. En disant ça, j’embrasse doucement le beau Ralph sur les deux joues, lui souhaite une belle nuit et lui tourne le dos.

J’ai alors ajouté Ralph sur ma ‘to do’ liste hiver 2006-07… Je l’ai enlevé une semaine plus tard...

Friday, February 23, 2007

À rebrousse-brèche

Sur le ventre, j’encaisse les coups de mon amant. L’amant fait du bon boulot. J’ai les hormones en feu, le ventre gonflé, j’ai chaud et je suis mouillée. Juste à le voir, mon système évacue des litres de mon liquide poisseux; quand je l’embrasse, mes ovaires se mettent à applaudir et mes organes se dilatent. Les phéromones, encore elles, sans aucun doute. Car outre quelques boulons fêlés je n’ai pas encore trouvé la longueur d’onde qui nous unis. Autant croire que c’est ce que l’on nomme ‘l’amitié’…

Donc je me fais pénétrer. Simple négociation pour voir si l’on fait la fête après. En bonne et dûe forme. Aggripé sur mon cou, l’amant se démene dans mon orifice me laissant à peine le loisir de respirer. Appuyant ma tête sur l’oreiller, évitant ainsi tout gémissement ou argument substanciel qui pourrait me venir à la tête à la pointe d’un orgasme. Fair enough. Et son pénis dans un grand balancement de hanche sort de mon vagin. Ça arrive. Mais, amant se repositionne un peu trop haut. Il joue du gland pour humecter mon second orifice et m’encule d’un coup assuré. Prise sous ses bras, sa main sur ma gorge, la tête prise sur le lit, je me tords de douleur.

Non, non, tout sauf ça… Merde, il continue. Et vlan, deuxième coup. Ouch! Arggghhh, je vais mourir. Vlan! Ouch! Mais qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça?!? J’ai jamais rien volé! Ok, j’ai du retard sur mes comptes mais ce n’est pas de tes affaires… Vlan! Ouch! Ok, ok, je vais aller les payer… Merde, ça fait mal, arrête svp, je vais les payer mes comptes, juré… Vlan! Ouch! Ok, tu veux jouer à ça hein? Et bien fous-moi les dans le cul mes problèmes, et mes saloperies … Vlan! Ouch! Naaannnn… pousse plus fort, j’en ai des trucs à me faire pardonner! Vas-y, pousse, enfonce-moi tout ça bien loin… Pousse!…… Vlan! Ouch! Ouais, vas-y, plus fort encore. Profites-en, je suis ta salope. Profites-en aussi parce qu’après ça, tu ne pourras plus jamais. Crois-moi! Vas-y défonce encore, j’ai pas encore assez fendu… Vlan! Ouuuch! Bien t’as bien compris. Là ça fait mal! Hein? Toi aussi ça tire non? C’est serré hein ce cul?… Vlan! Ouch! Bravo… Ok, je cool down… merde, je vais jouir. Comment je peux venir alors que j’agonise presque…Faut que je respire. (tourne la tête d’un cm pour obtenir une faille dans l’oreiller pour trouver de l’oxygène) Vlan! Ouch! Ouf, je jouï… humm… Vlan! Hum! Mmmm… je suis ta salope. Baise-moi encore… Vlan! Ouch! Ok, je viendrai pas à nouveau. Le mal revient. Vas-y déverse mon salaud! Vlan! Ouch! Aahhh. T’aime encore ça hein? Tu vas faire ça des heures encore? Que mon cul ressemble au grand Canyon? Que plus jamais je ne puisse m’asseoir? Tu me fais payer pour les crimes de l’humanité entière en ce moment? Vlan! Ouch et re-ouch! Ok, je vais les encaisser les conneries du monde. Mais quand tu viens, viens fort ok?!? Pour que ça se rende jusqu’à mon cerveau. De toute façon, si je me fie aux douleurs que j’ai le long de la colonne, le chemin est déjà fait! T’as déjà tout défoncé. Vlan! Ouch! Je disais quoi? Ah oui! Viens jusque dans mon cerveau svp. Défonce jusque là et viens.Pour que ma tête se remplisse de sperme, que ça coagule et que j’agonise dans une douce et étrange léthargie. Si la vie doit être à demi composée de joie et de douleur, je peux mourir à moitié immédiatement. Vlan! Vlan! Vlan! (Ouch! Ouch! Ouch!) Ouais, viens mon amant. Fait que ça cesse! Arghhh… (lui gémit).

-G! Merde, je suis dans ton cul?!?
-Ah… J’ai à peine remarqué!

Tuesday, February 20, 2007

Praktical...

J’avance à petits pas hésitants sur le trottoir à peine séché. Automne 2006. Mon auto garée trop près de l’hôtel aurait dû être garée à des miles plus loin, le temps que je pense. Le temps que je me rappelle son visage. Le temps que je me fasse à l’idée. J’ai rencontré Nicolas une semaine auparavant, dans un congrès. De loin, il était grand, beau; de près, il était charmant et souriant, d’autant plus qu’il se démarquait des fonctionnaires abrutis qui surpeuplaient l’hôtel. Un brin de sourire franc dans ces deux jours pénibles passés à Québec.

J’avance donc de petits pas vers l’hôtel. Nicolas m’attend dans le hall, souriant, heureux d’être débarqué à Montréal. Ravi aussi d’avoir pu retrouver mes coordonnées: un ami nous a remi en contact. Visiblement flatté que j’aie pu l’accompagner pour un verre, il ne manque pas de souligner à quel point je suis d’une charmante compagnie. L’ambiance feutrée d’un Pub Irlandais nous sert de décor. Bière, Scotch, Bière, Scotch… Ce régime d’homme me monte à la tête. Lui aussi me monte à la tête. De sujets en sujets, une petite complicité s’installe. ‘Bon, j’en ai assez du Scotch, on rentre à l’hôtel?’ me lance-t-il. ‘Hum… si tu m’offres un Scotch Nicolas!’ Un verre à l’hôtel, un ‘closing’ plutôt maladroit de sa part et nous voilà en plein ébats. Un amant attentionné, qui crée une grande réciprocité sur chaque petit geste. Et qui entre en moi comme un adolescent. Fort et intempestif. Coups après coups, Nicolas ne résiste guère longtemps et se déverse dans son étroite protection.

Scène I. Prise II.

Même chambre. Plus d’alcool. Mes petits pas ont avancés plus convaincus que cet automne malgré la neige et la glace; malgré les mêmes bottes de cowboys usées à la corde. J’avançais avec lui, accrochée sur son bras, riant de la pluie et du beau temps. Sous la lumière cheap d’un hôtel malgré tout classé quatre étoiles, Nicolas m’observe. Pas de temps à perdre, je l’embrasse pour lui éviter un ‘closing’ maladroit. Dieu que je suis une sainte! Je sauve même les prétendus-experts des pires embarras. Ses mains se glissent sur ma poitrine, mes reins, mes fesses pour y redécouvrir mes formes, surprenantes et fermes. Des courbes burlesques malgré la minceur. Mi-concentrée à l’embrasser, je le surprends à se pâmer devant mon décolleté.
-Dieu que je m’ennuyais de tes seins… hummmphfff.
La tête plongé dans ma poitrine, Nicolas sort de son lichage humide quand par les cheveux, je lui monte la tête pour l’embrasser de nouveau.
-Et, tu t’ennuyais de mes fesses non??
Sur ces paroles, je m’agenouille sur le lit et remonte ma jupe pour lui offrir mon joli sous-vêtement. La main dans mon sac, je lui sort un condom qu’il a tôt fait de mettre pour me baiser au coin du lit, les deux mains sur mon arrière-train. Je le sors de moi. Pas tout de suite. Pas là. Pas après deux mois d’absence.
-Eh bien mon Nicolas, maintenant qu’on est réchauffé, ça te dirait de Baiser avec un grand B? J’ai des trucs à te montrer avant de publier un article.

(Là, il n’a rien compris. Évidemment, je ne suis pas encor une auteure connue; not yet!) Il a commencé à avoir des doutes quand je lui ai fait l’intégrale de fellation 101. ‘Alors, on insère dans la bouche, on appuie là, là, on bave, blablabla…’ Son pénis baveux entrait dans ma bouche accueilli par ma langue qui virevoletait sur sa surface. Le membre se tendait à en luire et de l’autre main, je me masturbais, les doigts couverts de mon propre liquide. De main en main, les miennes, les siennes, mon sexe se mourait d’une pénétration qu’il combla de ses doigts, assouvissant mon orifice de ses tensions. Je me caressais les seins et la bouche de son pénis prêt à éclater. Mon corps sur lui mes jambes entres les siennes, nos sexes presque collés : ‘Baise-moi Nicolas!’

Mon amant s’est exécuté sur moi. Doucement d’abord, de grands coups qui me détendaient le ventre, m’excitaient. Caressant chaque parcelle de mes mamelons durcis, effleurant chaque milimètre de mon clitoris. Et plus la cadence augmentait, plus mes jambes se serraient contre lui, plus son pubis se frappait contre mon clitoris, excitant mon corps entier, plus Nicolas me regardait, se plaisant à me voir à la limite de la jouissance. Son regard ne quittait mes yeux que pour admirer la scène. Apercevoir en quelques secondes son pénis fort me pénétrer de grands coups. Entrevoir ma vulve entière se charger de sang, rosée, rebondie et encaisser chaque pénétration en se tendant. Laissant à demi mon orgasme se pointer, je lui aggripai le dos. Je le voulais près de moi, chaud, m’aidant inconsciemment à contrôler mes pulsations, pour pouvoir jouir encore…

Et je me suis tournée, en grand fracas. Je le voulais par derrière. Je le voulais fort en moi. Je voulais me masturber. Et Nicolas m’a pénétré à nouveau agenouillé devant mes fesses. Je ne pouvais contrôler mes cris, je jouissais encore. Il me glissa à l’oreille ‘Chuuut… reste avec moi…’ et je revins à lui. Calmée mais toujours aussi excitée de n’avoir joui qu’à demi. Je le laissai s’intensifier dans ma cavité. De coups en coups, mes doigts glissaient à la pointe de mes lèvres, mouillés des gouttes de vas-et viens dans mon vagin. Nicolas s’essouflait dans mon dos, prêt à venir. De nouveau prête à retourner en transe, je lui lançai un ‘Hummph… tu peux y aller…’ Son pénis me pénétra alors plus fort, plus loin, rendant ma masturbation presque superflue dans l’état de ma chair si faible. Sous les trois derniers balancements de mon amant, mes doigts se sont crispés, pinçant mon clitoris, mon vagin s’est contracté autour de lui et enfin, jouïr sans retenu. Mes cris étouffés dans l’oreiller où je m’étais projetée se sont mêlés aux râlements de Nicolas qui ne finissait plus de se contracter et de me pénétrer plus loin. Étendue sur le ventre, je suis sortie de ma léthargie probablement un peu tard, profitant de mes dernières convulsions sous le regard amusé de mon amant.

-Humm… Tu reviens quand à Québec G?

Monday, February 05, 2007

Prêts pas prêts, j'y vais!

Ça y est, je suis prête.

Si la haine se distingue difficilement de l’amour et que ces sentiments sont perpétuellement confondus, jusqu’ici, je ne connais que la haine. Je n’ai pas souvenir d’avoir fait un jour l’amour. J’ai fait la haine pendant des années. Haïs à en aimer. Aimer jusqu’à haïr. Et, tant lascive que désabusée, je me suis cru vaincue et j’ai jeté l’éponge.

Mais rien ne se perd, rien ne se crée… tout se transforme (je vous ai déjà dit que j’étais attentive en sciences non?). Même ma hargne a subi sa douce métamorphose. Fatalement, ça doit arriver. Bizarrement, à moi aussi. Ironiquement, ça ne m’est pas si fatal, ni si bizarre. C’est juste là. Au fond de moi. Une petite cellule qui adore, qui implore presque, qui veut être aimée aussi.

Et ça viendra. Le temps d’apprivoiser d’abord la mutation, avant qu’elle ne se multiplie. Et ce sera. Aimer… Ressentir au fond bien plus qu’un orgasme. Avez-vous déjà éclaté en sanglot en jouissant? Je n’ai jamais pu cerner si c’est un surplus de joie, d’amour ou encore de haine et de déception qui éclate ainsi dans ma tête et mon corps entier. Je peux hurler, rire, pleurer, être hystérique, tout ça à la fois. Quoique ce soit, c’est de l’émotion. Et ma vie froide sans émotions se doit d’affronter le printemps.

Thursday, February 01, 2007

Tant attendu... Fellations 101

Nous y voici. Ze techniques. Ze cours théorique sur les pipes. Mes plus grands secrets. Eh oui, je suis imbue de moi-même! Fallait pas me dire que j’étais bonne. Fallait pas non plus en rajouter et affirmer que je suis la meilleure. Trop tard. J’ai comme dessein non seulement de devenir une auteure célèbre en aiguisant d’abord ma plume dans l’auto-fiction érotique mais aussi d’avoir un jour mes propres cours de fellations. Certains font en musique, d’autres en arts, d’autres dans les chiffres. Moi, je fais dans le PR et les blowjobs. Chacun ses trucs…

Et j’ai commencé ma rédaction depuis plus de deux semaines déjà. Un superbe manuscrit détaillant chaque aspect de la pipe québécoise illustré par moi-même. Vous contractez la langue, vous lubrifiez ça, pesez là et blablabla. Aujourd’hui, retour à la maison après une grosse journée en compagnie d’Amélie, ce qui invariablement m’empêchait d’exercer ce en quoi je performe au travail : la masturbation en voiture, j’ouvre le manuscrit. Nan… trop de détails… Faudra aussi vendre des cours… Merde, on recommence; format blogue!

Ze gays…

Eux ils ont compris… Entres hommes. Ce que l’on retient dans leur discours, c’est que certains s’en tapent, d’autres en font un art. Pour vulgariser, certains sont top, d’autres bottom… Et c’est auprès de ces derniers que j’ai confirmé le mood que je crée moi-même quand je fais une fellation. En deux mots?!? Power Trip. En trois mots?!? Gros Power trip. On le tient par les fesses, par les cuisses, on lui met le genou entre les jambes, on lui bave dessus, on lui prend le ventre. Aussi, on lui met le doigt au fesses, juste appuyé sur l’anus… Pour l’empêcher de bouger, le rendre vulnérable à un potentiel doigt inséré; le stresser. Il faut contrôler la fellation, que notre partenaire soit ‘au pas’. Toucher partout, tenir, fermement. Avec deux mains, une bouche, des seins et des jambes, j’ose dire que les fellations doivent combler… Et le genou entre les jambes? Vieille technique développée pour empêcher les coups de bassins un peu trop exhaustifs… Par la même occasion, on appui sur le périnée et on sauve une main! Et les deux jambes à la fois? Face à lui, entre ses jambes,on écarte ses cuisses avec nos genoux. En plus d’offrir un meilleur terrain de jeu, la vue est magique et la position crée une proximité très érotique. Aussi, on retient des gays qu’aucun ne m’a tant parlé du pénis que de tout ce qu’ils se lichent. Anus, of course mais aussi, beaucoup des testicules, du périnée, des aines. À ne pas oublier… J’avais toujours en tête de reproduire le plus fidèlement la pénétration d’un vagin dans mes fellations. Et si c’était de reproduire l’anus?!?

Ze touch...

On touche. Partout. Fermement. On titillera et gratouillera du bout des doigts après…On touche quoi? Le périnée, c’est magique. C’est le prolongement de l’érection du pénis, la zone mère. Caresser cette petite partie laisse croire à l’homme que son membre est infiniment long; un petit brin de confiance… Outre le genou, on peut appuyer la main au complet en prenant les testicules. Aussi, en aggrippant le pénis et les testicules avec la main en crochet (ou C si vous préférez) le pouce pourra suivre le rythme des ébats. L’anus est aussi plus qu’acceptable lors des pipes… On s’y rend du bout des doigts, le reste de la main sur les testicules. Sans s’y attarder, une bonne pression est de mise. En s’y attardant, on y insère tout ce qui nous passe par la tête! On n’oublie pas non plus les testicules, qu’on peut avaler, licher, tâter. Peu importe ce qu’on touche, on garde une main au pénis en guise de guide pour la bouche.

Ze blowjob...

Si la ligne directrice de la fellation est de reproduire une pénétration… euh, quelconque, on doit reconstituer la chose jusqu’à la texture : lubrification. D’un mouvement de bas en haut, on liche la verge sans la mettre en bouche en y laissant le plus de salive possible. Dépendamment du contexte, on peut aussi cracher, mais personnellement, je n’ai jamais trouvé LE contexte. Les fondations d’une pipe sont bâties sur un terrain visqueux…

Truc 101 pour personnes saoûles avec bouche sèche: enfoncez le pénis loin au fond de la gorge. Le ‘gag reflex’ génère beaucoup de salive….

Au moment de commencer la fellation, on garde en tête de préparer un petit coin bien au chaud dans la bouche. Les lèvres sont bien appuyées sans être tendues, la langue accueille chaleureusement le pénis dans la cavité (et les dents se retirent parce qu’elles n’ont pas dix-huit ans). La main qui tient le pénis génère un rythme et une pression adaptée à l’amant. Personnellement, je demande souvent de faire ce mouvement de main avec moi histoire de calquer par la suite la masturbation parfaite qui est propre à chacun.

Pour la paresseuse en nous, on peut utiliser la technique du ‘faux fond’. En appuyant le bout de la langue sur le palais, on réduit la grandeur de la bouche. C’est sous la langue que l’on envoie le pénis, histoire de faire pression sur le gland à chaque pénétration. On crée ainsi un milieu serré, clos et parfaitement formé à la taille du pénis. Aussi, le faux fond ne requiert pas d’user les mâchoires car la bouche ne s’ouvre pas tant… Utilisé en alternant le dessous et le dessus de la langue, c’est une technique hautement efficace. Je suggère d’ailleurs de toujours utiliser le dessous de la langue pour recevoir l’éjaculation. On évite de recevoir des décharges de sperme sacadées dans la gorge et le gland demeurera stimulé jusqu’à la fin.

Ensuite, on peut utiliser la technique de la cuillère. Tout aussi facile, on dirige le pénis directement sur la langue, vers le bas de la bouche. La langue sera détendue et se formera en cuillère pour s’adapter à la forme du gland. La particularité de cette technique est que la langue pourra suivre la verge constamment enveloppée dans le mouvement de va-et-vient. Une fellation simple et de bon goût.

Le faux deep throat. Ma plus grande conspiration. La source de ma réputation. Et non! Je ne maîtrise pas assez mes rejets gastriques pour m’enfoncer un pénis dans le fond de la gorge durant des heures! Par contre, tous y ont cru… Pour recréer parfaitement le fameux ‘gorge profonde’ on enfonce le pénis jusqu’à la fin du palais, où nos muqueuses se font plus tendres. C’est la partie que l’on nomme ‘Voile du palais’. Si l’on se prend le pénis d’abord très lentement, on assure notre partenaire que la manœuvre est périlleuse. Ensuite, on appuie la langue au dessous du pénis pour recréer un milieu très serré. Résultat : juste à l’entrée de la gorge, la langue presse le membre vers le voile. Le pénis sera donc entré très profondémment et serré, ce qui laisse croire à une gorge. Le faux deep throat laisse aussi une certaine manœuvre sur les variations de vitesse et de fermeté. La langue sert de stimulant additionnel puisqu’elle peut bouger tout en conservant sa position ferme au fond de la bouche. Les pénétrations dans la bouche seront plus langoureuses et les compliments, à venir…

Finalement, le deep throat est aussi de mise. On m’a d’abord demandé un chapitre complet sur la chose. Pas de recette miracle à part beaucoup de concentration et de volonté car il faut ici s’enfoncer le pénis dans la gorge…profondémment. Pour se faciliter la tâche, on doit prendre son temps, laisser à notre gorge le temps d’apprivoiser la verge invitée et surtout, éviter les mouvements de bassin du partenaire. De mon côté, j’ai toujours jumelé le ‘deep throat’ en alternance avec les autres technique. Souvent même, c’est le début de la fin… Puisque la technique donne un résultat très excitant, nul besoin d’aller très vite ou trop fortement. Le geste en soi est très érotique et si l’on rend bien une fellation au fond de la gorge , croyez-moi, aucun partenaire ne résiste bien longtemps. Cœurs sensibles, s’abstenir!

Voilà! Quatre techniques, des centaines de variantes à découvrir, des milliers d’hommes heureux et des tonnes de sperme à avaler!

Petit matin...

Sous les draps, deux petits êtres se réveillent au grinchement du réveil-matin. Sous les rayons de soleil, deux corps s’entrelacent, encore endormis. C’est un petit matin froid d’hiver. Où notre première conscience du jour qui se lève est un peu de chaleur humaine. Où nos corps se confondent, compatibles. Fatalement, la chaleur se propage dans nos têtes, irrémédiablement dans nos ventres. Mais je n’aime pas les petits matins amoureux; pas habituellement. Et il le sait. Habituellement, il n’apprécie guère plus les matinées d’amour. Et je le sais… Le détestable réveil-matin nous relance : je le rebalance. Les petits corps se réchauffent. Mes sens aussi. Et si ce matin j’avais envie? Et si lui aussi? Sur cette pensée, ses mains me caressent les seins, les miennes; ses fesses. Définitivement, j’ai envie. Irréfutablement, lui aussi. On s’est pris, moi sur lui, sous les draps. Doucement d’abord, pour ne pas vexer notre doux réveil. Aussi, pour m’assurer que je ne sortirais pas d’un rêve en torpeur… Je savourais chaque coup de son pénis dans mon ventre, plus fort, toujours mieux accueilli. Sous les frottements de nos corps, je devenais frissons, lui; chaleur. Chaque mamelon effleuré, chaque partie caressée se réveillait, fiévreuse, saluant la journée. Blottie dans sa nuque, dans ses bras, mon aube se dessinait. Concentrée sur son souffle dans mes cheveux, j’attendis sa lueur, pour me rafraichir du même moment. Et le moment fût rafraichissant et doucement torride. Un vent tropical de mon clitoris au bout de mes doigts, soufflant jusqu’à travers lui.

–Humm… Bon maattiiin
D’un baiser du matin, il avait effacé mes rêves, mes cauchemars, mes combats de la nuit, mes aventures imaginées pour me ramener dans une réalité plus magique encore. J’aime les matins désormais…sauf les lundis!

Tuesday, January 23, 2007

Coming soon...

Ça s'en vient. Très bientôt. Sur vos écrans. J'ai sondé le terrain. Posé des questions. Fait des entrevues, plus ou moins formelles. Dessiné des croquis. Des démonstrations. Des recherches. Appelé des anciens amants. Interrogé femmes, gays, hommes. Demandé. Tâté. Pratiqué. Pratiqué encore. Re-pratiqué.
Ze 'how to' faire une bonne fellation. Une vraie. Pour qu'on en redemande. Pour qu'on s'en rappelle. Une fellation qui déchire les draps, qui tape sur les murs, tire les cheveux et qui hurle. Ou encore qui rapproche, se veut chaleureuse et amoureuse.
Ce week-end donc, j'ai pu finaliser mes sondages un peu ridicules auprès d'une superbe brochette d'amis: femmes à marier, cochonnes assumées et gays expérimentés. 'Alors les amis, comment vous faites vos meilleures pipes?' Et Amélie, entre toutes les démonstrations et les conseils de chacun, de répondre: 'G, avant tout, il n'y a pas de mystères, ni de techniques, ni rien qui peut surpasser le fait d'aimer faire ça...' C'est bien vrai. Trop vrai. Mi-bredouille, mi-déçue de la simplicité de la solution miracle, j'ai continué à sonder les amis. Donc, d'ici à ce que j'expose les dessous biens gardés des fellations, pratiquez le conseil d'Amélie. Sinon, le reste n'est qu'inutile...
Coming soon!

Wednesday, January 17, 2007

Harlequin

Les doigts rafraichis par son cocktail glacé, il me prit la nuque. Mes cheveux glissèrent entre ses phalanges et ses lèvres se posèrent sur les miennes. Des lèvres qui se retrouvent. Une chimie connue, infatiguable. De son corps chaud, il m'immobilisa sous lui. Le vent givrait les vitres et nous offrait sa douce mélodie hivernale. C'est ainsi que nos corps se délivrèrent de l'envie moi sur lui, lui sur moi. Il me prit de dos dans la fébrilité de ma peur. La peur d'avoir oublié comment on fait. Un doute sournois, déstabilisant. Son souffle me rassura et je devins plaisir. Une telle douceur, une telle force et ces cris que je ne pouvais empêcher. Il me chuchota un 'chuut' langoureux dans la nuque et je vécu mon plaisir dans l'oreiller... Désolée, j'ai un délire de Harlequin...

Un retour en scène. Déstabilisée, surprise, j'eus peur d'avoir oublié comment on fait. Après 15 jours. Croyez-moi, ça ne s'oublie pas... Les corps s'étampent entre eux. Les souffles s'imprègnent et se reconnaissent. Les lèvres se baisent, ravies de se retrouver. Délire de Harlequin qui recommence...

Tuesday, January 16, 2007

Crisis

Je viens à l'instant d'aller 'battre' mon char dans la neige. L'hédonisme masculin par excellence. Le summum du défoulement. Le plaisir d'exprimer sa colère sur des objets qui n'ont rien à voir avec mes combats. Un coup de volant, le frein à main, les pneus qui glissent, la force de l'impact. Et on recommence. Si l'on n'est pas trop enlisé dans la slush. Si c'est le cas, il faut manoeuvrer, encore et encore. Puis la tension nous monte au visage et le second impact sera plus fort, plus dangereux. Comme ma vie. Le plateau Mont-Royal est encore sous le choc. Moi aussi.

Ça ne fonctionnera pas. Je l'ai toujours su. Je n'ai même pas voulu que ça fonctionne. Je m'en fous. Sincèrement.

Cependant, j'aurais pu l'avoir tout cuit dans le bec. Un petit bec gercé par l'hiver et l'orgueil.

Tuesday, January 02, 2007

Nympho-MAN

J'ai fait deux découvertes significatives en ce 2 Janvier 2007. Une stratégie pure et simple de résolution de problèmes qui, évidemment, a causé d'autres questionnements. Ma démarche, d'une précision affollante peut faire retourner mes vieux professeurs de sciences dans leur tombe, eux, qui m'ont tous un jour noté que je manquais d'organisation dans mes approches expérimentales... Il me fallait de l'intérêt messieurs...

Énoncé du problème:
C'est la pleine lune demain, j'ai mes règles, il fait froid, je n'ai pas baisé depuis cinq jours déjà, j'ai des crampes, je haïs mon vibrateur et juste à penser que je n'aurai d'autres relations avant, peut-être, le week-end, je suis en choc pré-traumatique et m'arrache les cheveux.

Question:
Suis-je nymphomane?

Outils:
Un cahier, un crayon, un petit Larousse 2005, édition spéciale 50e anniversaire illustré par Christian Lacroix... (connais pas ce mec mais quand même!)

Résultats:
Mon ami Larousse nous donne la première définition:
Nymphomane: n.f. femme atteinte de nymphomanie

Ce qui m'emmène à la définition suivante:
Nymphomanie: n.f. PSYCHIATR. Exagération des besoins sexuels chez la femme.

Et pour ma culture personnelle, le mot suivant a retenu et retenu mon attention...
Nymphe: n.f. ANAT. Chacune des petites lèvres de la vulve. C'est pas beau ça comme mot? Plus jamais je ne veux entendre le mot plote ou noune ok?!?

Analyse:
Première partie:
Non, je ne suis pas nymphomane. Du moins pas d'un point de vue médical. Désolés jeunes diplômés en médecine, vous n'aurez pas a analyser mon cas à moins de circonstances autres qu'un examen clinique. Car, soyons honnêtes, je ne suis pas exagérée?!? Il y a exagération quand il y a abus. Au rythme ou je vais, ie pas souvent, vraiment rien d'exagéré, encore moins d'abusif... Et ces papillons dans le ventre, ces fontaines, ces jambes qui flanchent, ces pupilles qui se dilatent, c'est physique, pas psychotique. Surtout, je n'ai jamais soudoyé quiconque afin d'avoir du sexe quelconque. Et les fois où je réveille tout mon quartier en miaulant sur mon balcon à 4h00 du matin? Rien de la nymphomanie classique. Juste de la débilité-légère-non-associale. Et une bonne dose d'auto-dérision.

Deuxième partie:
Fait intéressant, la nymphomanie concerne la femme uniquement. Merde. Les hommes, ils ont quoi? Ils sont pervers? Obsédés? Gays? Pédophiles? Débiles? Ou simplement des hommes? C'est à la lecture de cette définition que tout s'est expliqué. Que la lumière fût! Voilà pourquoi les femmes deviennent nymphomanes!

Bonne semaine!

Bonne année!

Si le bonheur a un nom, il s’appelle sûrement 31 décembre 2006. S’il a un climat, c’est celui d’aujourd’hui. Si le bonheur a un nom, il s’appelle ski. S’il a un nom, c’est fromage, et s’il a un goût, c’est celui du vin. Si le bonheur a une odeur, c’est celui des champignons rôtis, de la crème et du basilic. S’il a une sensation, c’est celui de mon corps contre un autre. Si le bonheur a un souffle, c’est celui d’un amant sur ma nuque. C’est le goût de ses lèvres sur les miennes, de ses bras autour de moi. Si le bonheur a une âme, c’est celle de mes proches. On peut l’appeler Emma, Rachel, Amélie, Alex, Anaïs, Pascal, Ralph, Charles et même, maman ou papa. Si le bonheur a un sourire, c’est celui de cette vieille dame rencontrée ce matin. Si c’est un lieu, c’est inévitablement chez moi. Si le bonheur est une pensée, il se transpose de ma plume à mes cahiers. S’il a un nom, c’est Montréal, sous le soleil d’hiver. C’est la neige lumineuse, le café réconfortant, les bas douillets, le chocolat, les passants, le fleuve, mes plantes qui fleurissent. C’est aussi des gens, des sourires, des larmes, des idées, du soutien, de la compréhension, des rêves, des étapes franchies, de l’amour et de l’affection. Et, si le bonheur n’a pas de nom, je l’appellerai Geneviève…

Bonne année à tous. Surtout, n’oubliez pas que dans la vie, il n’y a pas que le sexe. Il y a aussi la santé – pour s’envoyer en l’air des années encore. Il y a la chaleur et la tendresse – après une bonne baise. La famille – pour se divertir quand on n’a pas de sexe. L’amitié – pour partager nos prouesses ou encore pour simplement baiser. L’amour – pour atteindre de nouveaux orgasmes. Le shopping – pour acheter des condoms. La bonne chère – ou encore la bonne chair. Le sport – pour améliorer notre endurance et nos performances. Et il y a aussi la tendresse – qui ajoute ce je-ne-sais-quoi à nos vies.
Que 2007 apporte à tous son lot quotidien d'amitiés, d'amours et de plaisirs!

Monday, December 25, 2006

Sans titre!

Je suis tannée de Noël. Merde, je deviens une vieille fille aigrie et énervée. Ou encore, j'ai tant apprivoisé la solitude que je m'y complait comme dans une vieille chaussette. Un latte au Chaï et un bonhomme en pain d'épices et me voilà partie pour un 'remake' de Shrek II où le bonhomme en question se désagrège dans la rivière du château de Far Far Away. Je vis des moments intenses. C'est aujourd'hui Noël mais j'ai officiellement arrêté mon temps des fêtes dans la nuit du 23 au 24 décembre 2006 à 5h48 am exactement. Avec un petit ange tombé du ciel nommé Antoine.

23 Décembre, moi et Pascal dans un bistro presque branché de ma petite ville. Nous sommes en mode radar puisque nous avons décidé au préalable que ce soir serait notre chance d'abuser de luxure en région. De tous les hommes présents, il y a Antoine. Et je le mange des yeux. Lui me dévore. Je cherche éperduemment le hasard qui me permettra de l'aborder. Miracle, Antoine est gaffeur et échappe une pleine bière à mes pieds. Bingo. Je me penche doucement, soutenant son regard, pour enlever le verre de mes semelles et lui lance:

- Hé mon beau, tu as fini de foutre le bordel? (ok, ok, ce n'est vraiment mon approche la plus délicate mais ça a sorti tout seul!)

Antoine s'est alors précipité pour m'aider d'abord, s'excuser ensuite et finalement, se présenter. Après s'être tant mangé des yeux, je décide de l'ammener grignoter un peu histoire d'avoir de l'énergie pour mieux se dévorer mutuellement. Top chrono, j'ai closé en 10 minutes!

3e rang de Saint-Cyrille-de-Wendover, l'endroit où j'ai baisé le plus bel homme de ma vie. Et le plus jeune aussi: tout juste vingt ans. Nul besoin de mentionner que le bel Antoine était stressé de m'avoir si rapidement dans son lit. Et plus il stressait, moins il durcissait et ça, ça l'énervait encore plus et ainsi de suite...

-Ok G, je ne comprends pas, tu m'excites tellement que j'en perds les moyens!
-Antoine, c'est à quelle heure ton réveillon tantôt?
-19h00 pourquoi??
-DONC, il nous reste environ 15 heures. DONC prenons notre temps ok?!?
-Wow, t'es vraiment cool comme fille et en plus...ouf...
(Script coupé pour faire place à la scène de la fellation)

Et on a baisé, longtemps et surtout, en s'arrêtant souvent pour entrecouper la nuit de caresses, de bribes de vie et de rires. Fait intéressant: Antoine maîtrise déjà la pression du point G, ce qui lui assure probablement un brillant avenir en sexe. Je ne connaissais pas la technique mais il devrait la faire breveter et se mériter un PHD en passage de doigts, même s'il n'a pas encore terminé son cégep. Il semble aussi avoir apprécier mes techniques...

-Euh... ce truc avec ta bouche, comment tu fais?
-Tu parles de ça?
-Ohh. oui!

Et c'est en superbe pipe que nos ébats se sont terminés. À la dernière gorgée, je me lève la tête et lui chantonne:

-Joyeux Noël Antoine!
-Ouais, tu parles d'un cadeau inespéré!
-Quoi?!?! Tu n'avais pas demandé une pipe de la fée Clochette sur ta liste de Noël?!
-Tu es drôle! Mais non voyons, tu es inespéré ce soir...
-Merde alors Antoine, je me suis trompée d'adresse!

Épilogue: J'ai dormi avec lui cette nuit-là. J'ai en fait dû faire un effort considérable pour m'endormir, devant arrêter de le contempler. J'ai aussi compris que je connaissais très bien sa soeur plus vieille... de mon âge en fait. Et j'ai finalement compris que j'étais la deuxième fille à partager son lit. Mon Noël était terminé: j'avais découché de chez ma mère, baisé le petit frère de mon amie, m'étais prise pour la fée clochette et avais mangé de la poutine. Comme quoi la magie s'opère entres humains si on veut bien la créer! Le ciel n'a rien à y voir!

Bonnes vacances à tous!