Thursday, April 12, 2007

Pense vs Panse

Une petite pensée pour traverser la tempête...

Après l'amour; 10% des hommes se retournent
sur leur côté droit et s'endorment; 10% font de
même sur leur côté gauche. Les autres se rhabillent
et rentrent chez-eux.
- Francis Blanche

Tuesday, April 03, 2007

Éthique vs Politique

André s’est avancé dans la foule, visiblement ému, partiellement triste. Comme ses résultats d’élection. Le cœur gros, les yeux cernés et l’habit impect, il a salué, remercié, simplement, sans citations, sans exagérations. Un discours calculé, idéal pour masquer l’émotion mais froid, sans inspiration. Un bel homme, qui a vécu; un intellectuel qui a eu la foi. Pas toujours le charisme, ni toujours le bon ‘timing’ mais qui y a cru et se retrouve seul, au bord des larmes à réciter des phrases calculées, faisant un effort inhumain pour garder le peu de prestance qui lui est laissée. Je suis aussi au bord des larmes. J’ai aussi perdu mon pari. Un vieil espoir que j’ai cru bon garder jusqu’à ce jour. Un vote pour ma vie. L’indépendance… Du Québec? Nan… La mienne. Mais tout comme le PQ, mon concept est obsolescent. Et c’est ce soir là, quand j’en aurai le plus besoin que personne ne viendra m’appuyer. Mon tailleur sera impect. Mes mèches parfaites, masquant subtilement mes cernes creux. Masquant mon vécu à moi aussi. Car avec un taux de natalité en hausse, des amis en couple un peu partout, il faut se rendre à l’évidence… L’indépendance c’est out. Même unis, l’indépendance c’est out. N’empêche, j’aurai toujours l’impression que des rêves accomplis sans contraintes peuvent être plus grands que nature… Que ma liberté en valait le X.

So-So-So-Sautez-moi quelqu’un!

Inspiré par ma blonde idôle ici

Monday, April 02, 2007

Baise-moi

AMI:
Alors, c'est ça... J'ai dit non à la fille parce que sans sentiments, je ne vois pas comment j'aurais pu juste avoir du sexe avec elle. C'est un peu embêtant parce que c'est ma collègue tu vois. Donc je lui ai dit que j'attendais d'aimer la bonne...

G:
My god! Que tu es romantique!

AMI:
Oui... surtout que je ne regrette même pas de ne pas me l'être tapée.

G:
Mais tu fais quoi sans sexe durant tout ce temps?

AMI:
Et bien, comme je le dis toujours... Je fais l'amour à la personne que j'aime le plus au monde: MOI!

G:
Wow... Tu vois, moi, quand je me masturbe, je n'y crois tellement plus que je me BAISE...

Thursday, March 22, 2007

Tentant le tantrisme?

Bar du Vieux-Montréal, cet automne. Outre quelques flirts… qui se termineront sur le trottoir, je discute avec le beau Ralph. Ralph est ‘ze homme’. L’homme-garçon qui s’est départi de toute sexualité fusionnelle par le désabu et l’attente de la bonne personne. L’homme-garçon qui croit à l’amour mais n’y voit pas d’issue. L’homme-garçon qui ne dégage pas de la phéromone, qui n’attire pas les gens malgré son illustre beauté. Mais en ce jeudi, Ralph a bu. Et moi aussi… Conversation d’interpellation des sens de Ralph et vulgarisation du tantrisme :

-Alors, Ralph, tu pratiques le kamasutra maintenant?
-Euh, non pourquoi?
-J’aurais cru, avec tes aventures avec l’Inde et tout… lui expliquais-je faisant référence à sa dernière aventure.
-Non, non, je connais rien là-dedans. toi G?
-Pas encore, j’aurais cru que tu aurais pu me montrer!…(---ok, tease de mauvais goût, je l’avoue chers lecteurs…)
-… (oups, Ralph ne répond pas!)
-Non, en fait, dans la catégorie sexe-indien, je suis plus une adepte du tantrisme; tu connais?
-Euhhh, balbutina mon homme-enfant.
-Le tantrisme, c’est l’art indien de faire durer le plaisir. L’art qui nous permet de rester en état de jouissance durant des heures, et laisse aux âmes la possibiliter de se fusionner lors de la relation sexuelle. En fait, le principle est simple, tu t’excites sans jamais ‘venir’ officiellement. Puis, ton plaisir augmente jusqu’à ce que tu sois en jouissance constante tout en contrôlant ton orgasme pour ne pas cesser ta jouissance. Ça peut durer des heures.
-Comment tu fais?
-Bien je pourrais te décrire un orgasme classique comme ceci :Quand tu commence à jouir, tu jouis d’abord, puis ensuite, tu viens, c’est-à-dire que ton pénis donne des coups durant l’orgasme. Ces pulsions sont aussi présentes chez la femme. Donc, on jouis d’abord doucement, ensuite on a ces spasmes qui caractérisent l’éjaculation chez l’homme et l’orgasme chez la femme. Le but est de contrôler cet orgasme pour rester toujours au niveau premier de jouissance sans officiellement venir. C’est ultra-simple! Donc, tu te mets à ce niveau d’excitation mais tu te concentre à ne pas avoir d’orgasme officiel. Dès que tu es très excité, tu t’offres un espèce de ‘cool down’ et tu recommences. À force de répétition, tu deviens tellement excité que tu es dans un état de jouissance perpétuel et ça peut durer des heures. L’idéal est de pratiquer seul d’abord pour contrôler tes propres plaisirs ensuite, tu peux appliquer ça à toute tes activités sexuelles : pénétration, fellation, cunilingus, etc…
-Et toi tu fais ça en couple? (à ce moment, Ralph a une nouvelle lueur dans les yeux. Une lueur que je ne lui connais pas. Le sex-appeal que personne ne lui connais, sauf moi, en ce beau jeudi d’alcool)
-Sois honnête Ralph, est-ce que dans la dernière année tu as baisé quelqu’un avec qui tu aurais pu imaginer prendre le temps de faire l’amour?
-Non
-Bien moi non plus dans la dernière année je n’ai pas pu faire ça en couple! Par contre, je l’ai fait souvent avant et j’applique quelques mini-principles dans mes activités amant-maîtresse en ce moment.
-Raconte!
-En fait, lorsque tu es en couple, tu contrôles non seulement ton orgasme mais aussi celui de ton partenaire. Donc nous nous excitons mutuellement jusqu’à ce que la jouissance soit très puissante. Rendu à ce niveau, nous sommes tellement rapprochés et excités qu’une simple pénétration crée un raz-de-marée de frissons et de plaisir. Chaque petit mouvement nous rend dingue, nous fait vibrer, nous essoufle, nous fait jouir. Une simple pression sur le clitoris ou les testicules peut nous faire avoir le meilleur orgasme de notre vie rendus à ce stade. Nos sens sont alertes, nos yeux se croisent et nos corps communiquent. Tu sens ton cœur battre et tu as des crampes au ventre. C’est tout simplement génial et ça peut durer des heures. On parle ici de faire l’amour lentement et intensément. Tout mouvement trop intense peut nous faire atteindre l’orgasme alors que le but est d’aller doucement pour aussi sentir la jouissance de l’autre. Puis, quand on se décide à avoir l’orgasme, nous sommes tellement proches que l’orgasme est simultané. Il provoque des crampes, des pulsions comme tu n’en as jamais vécu. C’est le type de relation sexuelle ou on pleure après, ou encore, on ne veut se séparer, rester pour toujours l’un dans l’autre. Tu voudrais faire ça pour le restant de tes jours…

À ce moment, Ralph à côté de moi ne tiens plus en place. Les mains dans les poches, il m’écoute à 2 cm du visage et est totalement obnubilé par mes propos… Ralph se ressaisit.
-Comment tu as commencé à faire ça G?
-En me masturbant. Il y a une époque où je voyageais des heures dans ma voiture. Je me masturbais histoire de joindre l’utile à l’agréable! Puis, j’étirais mon excitation histoire de vraiment profiter du moment et suis devenue une spécialiste du tantrisme. C’est beaucoup plus facile seule. Ensuite, je pouvais combiner ça avec un homme. Durant deux ans, je n’ai jamais eu connaissance du traffic et le pont Champlain est pour moi un icône d’orgasme!
-Wow! Me répond Ralph.
-En effet, un jour, je pourrai sûrement remettre ça à deux. En disant ça, j’embrasse doucement le beau Ralph sur les deux joues, lui souhaite une belle nuit et lui tourne le dos.

J’ai alors ajouté Ralph sur ma ‘to do’ liste hiver 2006-07… Je l’ai enlevé une semaine plus tard...

Friday, February 23, 2007

À rebrousse-brèche

Sur le ventre, j’encaisse les coups de mon amant. L’amant fait du bon boulot. J’ai les hormones en feu, le ventre gonflé, j’ai chaud et je suis mouillée. Juste à le voir, mon système évacue des litres de mon liquide poisseux; quand je l’embrasse, mes ovaires se mettent à applaudir et mes organes se dilatent. Les phéromones, encore elles, sans aucun doute. Car outre quelques boulons fêlés je n’ai pas encore trouvé la longueur d’onde qui nous unis. Autant croire que c’est ce que l’on nomme ‘l’amitié’…

Donc je me fais pénétrer. Simple négociation pour voir si l’on fait la fête après. En bonne et dûe forme. Aggripé sur mon cou, l’amant se démene dans mon orifice me laissant à peine le loisir de respirer. Appuyant ma tête sur l’oreiller, évitant ainsi tout gémissement ou argument substanciel qui pourrait me venir à la tête à la pointe d’un orgasme. Fair enough. Et son pénis dans un grand balancement de hanche sort de mon vagin. Ça arrive. Mais, amant se repositionne un peu trop haut. Il joue du gland pour humecter mon second orifice et m’encule d’un coup assuré. Prise sous ses bras, sa main sur ma gorge, la tête prise sur le lit, je me tords de douleur.

Non, non, tout sauf ça… Merde, il continue. Et vlan, deuxième coup. Ouch! Arggghhh, je vais mourir. Vlan! Ouch! Mais qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça?!? J’ai jamais rien volé! Ok, j’ai du retard sur mes comptes mais ce n’est pas de tes affaires… Vlan! Ouch! Ok, ok, je vais aller les payer… Merde, ça fait mal, arrête svp, je vais les payer mes comptes, juré… Vlan! Ouch! Ok, tu veux jouer à ça hein? Et bien fous-moi les dans le cul mes problèmes, et mes saloperies … Vlan! Ouch! Naaannnn… pousse plus fort, j’en ai des trucs à me faire pardonner! Vas-y, pousse, enfonce-moi tout ça bien loin… Pousse!…… Vlan! Ouch! Ouais, vas-y, plus fort encore. Profites-en, je suis ta salope. Profites-en aussi parce qu’après ça, tu ne pourras plus jamais. Crois-moi! Vas-y défonce encore, j’ai pas encore assez fendu… Vlan! Ouuuch! Bien t’as bien compris. Là ça fait mal! Hein? Toi aussi ça tire non? C’est serré hein ce cul?… Vlan! Ouch! Bravo… Ok, je cool down… merde, je vais jouir. Comment je peux venir alors que j’agonise presque…Faut que je respire. (tourne la tête d’un cm pour obtenir une faille dans l’oreiller pour trouver de l’oxygène) Vlan! Ouch! Ouf, je jouï… humm… Vlan! Hum! Mmmm… je suis ta salope. Baise-moi encore… Vlan! Ouch! Ok, je viendrai pas à nouveau. Le mal revient. Vas-y déverse mon salaud! Vlan! Ouch! Aahhh. T’aime encore ça hein? Tu vas faire ça des heures encore? Que mon cul ressemble au grand Canyon? Que plus jamais je ne puisse m’asseoir? Tu me fais payer pour les crimes de l’humanité entière en ce moment? Vlan! Ouch et re-ouch! Ok, je vais les encaisser les conneries du monde. Mais quand tu viens, viens fort ok?!? Pour que ça se rende jusqu’à mon cerveau. De toute façon, si je me fie aux douleurs que j’ai le long de la colonne, le chemin est déjà fait! T’as déjà tout défoncé. Vlan! Ouch! Je disais quoi? Ah oui! Viens jusque dans mon cerveau svp. Défonce jusque là et viens.Pour que ma tête se remplisse de sperme, que ça coagule et que j’agonise dans une douce et étrange léthargie. Si la vie doit être à demi composée de joie et de douleur, je peux mourir à moitié immédiatement. Vlan! Vlan! Vlan! (Ouch! Ouch! Ouch!) Ouais, viens mon amant. Fait que ça cesse! Arghhh… (lui gémit).

-G! Merde, je suis dans ton cul?!?
-Ah… J’ai à peine remarqué!

Tuesday, February 20, 2007

Praktical...

J’avance à petits pas hésitants sur le trottoir à peine séché. Automne 2006. Mon auto garée trop près de l’hôtel aurait dû être garée à des miles plus loin, le temps que je pense. Le temps que je me rappelle son visage. Le temps que je me fasse à l’idée. J’ai rencontré Nicolas une semaine auparavant, dans un congrès. De loin, il était grand, beau; de près, il était charmant et souriant, d’autant plus qu’il se démarquait des fonctionnaires abrutis qui surpeuplaient l’hôtel. Un brin de sourire franc dans ces deux jours pénibles passés à Québec.

J’avance donc de petits pas vers l’hôtel. Nicolas m’attend dans le hall, souriant, heureux d’être débarqué à Montréal. Ravi aussi d’avoir pu retrouver mes coordonnées: un ami nous a remi en contact. Visiblement flatté que j’aie pu l’accompagner pour un verre, il ne manque pas de souligner à quel point je suis d’une charmante compagnie. L’ambiance feutrée d’un Pub Irlandais nous sert de décor. Bière, Scotch, Bière, Scotch… Ce régime d’homme me monte à la tête. Lui aussi me monte à la tête. De sujets en sujets, une petite complicité s’installe. ‘Bon, j’en ai assez du Scotch, on rentre à l’hôtel?’ me lance-t-il. ‘Hum… si tu m’offres un Scotch Nicolas!’ Un verre à l’hôtel, un ‘closing’ plutôt maladroit de sa part et nous voilà en plein ébats. Un amant attentionné, qui crée une grande réciprocité sur chaque petit geste. Et qui entre en moi comme un adolescent. Fort et intempestif. Coups après coups, Nicolas ne résiste guère longtemps et se déverse dans son étroite protection.

Scène I. Prise II.

Même chambre. Plus d’alcool. Mes petits pas ont avancés plus convaincus que cet automne malgré la neige et la glace; malgré les mêmes bottes de cowboys usées à la corde. J’avançais avec lui, accrochée sur son bras, riant de la pluie et du beau temps. Sous la lumière cheap d’un hôtel malgré tout classé quatre étoiles, Nicolas m’observe. Pas de temps à perdre, je l’embrasse pour lui éviter un ‘closing’ maladroit. Dieu que je suis une sainte! Je sauve même les prétendus-experts des pires embarras. Ses mains se glissent sur ma poitrine, mes reins, mes fesses pour y redécouvrir mes formes, surprenantes et fermes. Des courbes burlesques malgré la minceur. Mi-concentrée à l’embrasser, je le surprends à se pâmer devant mon décolleté.
-Dieu que je m’ennuyais de tes seins… hummmphfff.
La tête plongé dans ma poitrine, Nicolas sort de son lichage humide quand par les cheveux, je lui monte la tête pour l’embrasser de nouveau.
-Et, tu t’ennuyais de mes fesses non??
Sur ces paroles, je m’agenouille sur le lit et remonte ma jupe pour lui offrir mon joli sous-vêtement. La main dans mon sac, je lui sort un condom qu’il a tôt fait de mettre pour me baiser au coin du lit, les deux mains sur mon arrière-train. Je le sors de moi. Pas tout de suite. Pas là. Pas après deux mois d’absence.
-Eh bien mon Nicolas, maintenant qu’on est réchauffé, ça te dirait de Baiser avec un grand B? J’ai des trucs à te montrer avant de publier un article.

(Là, il n’a rien compris. Évidemment, je ne suis pas encor une auteure connue; not yet!) Il a commencé à avoir des doutes quand je lui ai fait l’intégrale de fellation 101. ‘Alors, on insère dans la bouche, on appuie là, là, on bave, blablabla…’ Son pénis baveux entrait dans ma bouche accueilli par ma langue qui virevoletait sur sa surface. Le membre se tendait à en luire et de l’autre main, je me masturbais, les doigts couverts de mon propre liquide. De main en main, les miennes, les siennes, mon sexe se mourait d’une pénétration qu’il combla de ses doigts, assouvissant mon orifice de ses tensions. Je me caressais les seins et la bouche de son pénis prêt à éclater. Mon corps sur lui mes jambes entres les siennes, nos sexes presque collés : ‘Baise-moi Nicolas!’

Mon amant s’est exécuté sur moi. Doucement d’abord, de grands coups qui me détendaient le ventre, m’excitaient. Caressant chaque parcelle de mes mamelons durcis, effleurant chaque milimètre de mon clitoris. Et plus la cadence augmentait, plus mes jambes se serraient contre lui, plus son pubis se frappait contre mon clitoris, excitant mon corps entier, plus Nicolas me regardait, se plaisant à me voir à la limite de la jouissance. Son regard ne quittait mes yeux que pour admirer la scène. Apercevoir en quelques secondes son pénis fort me pénétrer de grands coups. Entrevoir ma vulve entière se charger de sang, rosée, rebondie et encaisser chaque pénétration en se tendant. Laissant à demi mon orgasme se pointer, je lui aggripai le dos. Je le voulais près de moi, chaud, m’aidant inconsciemment à contrôler mes pulsations, pour pouvoir jouir encore…

Et je me suis tournée, en grand fracas. Je le voulais par derrière. Je le voulais fort en moi. Je voulais me masturber. Et Nicolas m’a pénétré à nouveau agenouillé devant mes fesses. Je ne pouvais contrôler mes cris, je jouissais encore. Il me glissa à l’oreille ‘Chuuut… reste avec moi…’ et je revins à lui. Calmée mais toujours aussi excitée de n’avoir joui qu’à demi. Je le laissai s’intensifier dans ma cavité. De coups en coups, mes doigts glissaient à la pointe de mes lèvres, mouillés des gouttes de vas-et viens dans mon vagin. Nicolas s’essouflait dans mon dos, prêt à venir. De nouveau prête à retourner en transe, je lui lançai un ‘Hummph… tu peux y aller…’ Son pénis me pénétra alors plus fort, plus loin, rendant ma masturbation presque superflue dans l’état de ma chair si faible. Sous les trois derniers balancements de mon amant, mes doigts se sont crispés, pinçant mon clitoris, mon vagin s’est contracté autour de lui et enfin, jouïr sans retenu. Mes cris étouffés dans l’oreiller où je m’étais projetée se sont mêlés aux râlements de Nicolas qui ne finissait plus de se contracter et de me pénétrer plus loin. Étendue sur le ventre, je suis sortie de ma léthargie probablement un peu tard, profitant de mes dernières convulsions sous le regard amusé de mon amant.

-Humm… Tu reviens quand à Québec G?

Monday, February 05, 2007

Prêts pas prêts, j'y vais!

Ça y est, je suis prête.

Si la haine se distingue difficilement de l’amour et que ces sentiments sont perpétuellement confondus, jusqu’ici, je ne connais que la haine. Je n’ai pas souvenir d’avoir fait un jour l’amour. J’ai fait la haine pendant des années. Haïs à en aimer. Aimer jusqu’à haïr. Et, tant lascive que désabusée, je me suis cru vaincue et j’ai jeté l’éponge.

Mais rien ne se perd, rien ne se crée… tout se transforme (je vous ai déjà dit que j’étais attentive en sciences non?). Même ma hargne a subi sa douce métamorphose. Fatalement, ça doit arriver. Bizarrement, à moi aussi. Ironiquement, ça ne m’est pas si fatal, ni si bizarre. C’est juste là. Au fond de moi. Une petite cellule qui adore, qui implore presque, qui veut être aimée aussi.

Et ça viendra. Le temps d’apprivoiser d’abord la mutation, avant qu’elle ne se multiplie. Et ce sera. Aimer… Ressentir au fond bien plus qu’un orgasme. Avez-vous déjà éclaté en sanglot en jouissant? Je n’ai jamais pu cerner si c’est un surplus de joie, d’amour ou encore de haine et de déception qui éclate ainsi dans ma tête et mon corps entier. Je peux hurler, rire, pleurer, être hystérique, tout ça à la fois. Quoique ce soit, c’est de l’émotion. Et ma vie froide sans émotions se doit d’affronter le printemps.

Thursday, February 01, 2007

Tant attendu... Fellations 101

Nous y voici. Ze techniques. Ze cours théorique sur les pipes. Mes plus grands secrets. Eh oui, je suis imbue de moi-même! Fallait pas me dire que j’étais bonne. Fallait pas non plus en rajouter et affirmer que je suis la meilleure. Trop tard. J’ai comme dessein non seulement de devenir une auteure célèbre en aiguisant d’abord ma plume dans l’auto-fiction érotique mais aussi d’avoir un jour mes propres cours de fellations. Certains font en musique, d’autres en arts, d’autres dans les chiffres. Moi, je fais dans le PR et les blowjobs. Chacun ses trucs…

Et j’ai commencé ma rédaction depuis plus de deux semaines déjà. Un superbe manuscrit détaillant chaque aspect de la pipe québécoise illustré par moi-même. Vous contractez la langue, vous lubrifiez ça, pesez là et blablabla. Aujourd’hui, retour à la maison après une grosse journée en compagnie d’Amélie, ce qui invariablement m’empêchait d’exercer ce en quoi je performe au travail : la masturbation en voiture, j’ouvre le manuscrit. Nan… trop de détails… Faudra aussi vendre des cours… Merde, on recommence; format blogue!

Ze gays…

Eux ils ont compris… Entres hommes. Ce que l’on retient dans leur discours, c’est que certains s’en tapent, d’autres en font un art. Pour vulgariser, certains sont top, d’autres bottom… Et c’est auprès de ces derniers que j’ai confirmé le mood que je crée moi-même quand je fais une fellation. En deux mots?!? Power Trip. En trois mots?!? Gros Power trip. On le tient par les fesses, par les cuisses, on lui met le genou entre les jambes, on lui bave dessus, on lui prend le ventre. Aussi, on lui met le doigt au fesses, juste appuyé sur l’anus… Pour l’empêcher de bouger, le rendre vulnérable à un potentiel doigt inséré; le stresser. Il faut contrôler la fellation, que notre partenaire soit ‘au pas’. Toucher partout, tenir, fermement. Avec deux mains, une bouche, des seins et des jambes, j’ose dire que les fellations doivent combler… Et le genou entre les jambes? Vieille technique développée pour empêcher les coups de bassins un peu trop exhaustifs… Par la même occasion, on appui sur le périnée et on sauve une main! Et les deux jambes à la fois? Face à lui, entre ses jambes,on écarte ses cuisses avec nos genoux. En plus d’offrir un meilleur terrain de jeu, la vue est magique et la position crée une proximité très érotique. Aussi, on retient des gays qu’aucun ne m’a tant parlé du pénis que de tout ce qu’ils se lichent. Anus, of course mais aussi, beaucoup des testicules, du périnée, des aines. À ne pas oublier… J’avais toujours en tête de reproduire le plus fidèlement la pénétration d’un vagin dans mes fellations. Et si c’était de reproduire l’anus?!?

Ze touch...

On touche. Partout. Fermement. On titillera et gratouillera du bout des doigts après…On touche quoi? Le périnée, c’est magique. C’est le prolongement de l’érection du pénis, la zone mère. Caresser cette petite partie laisse croire à l’homme que son membre est infiniment long; un petit brin de confiance… Outre le genou, on peut appuyer la main au complet en prenant les testicules. Aussi, en aggrippant le pénis et les testicules avec la main en crochet (ou C si vous préférez) le pouce pourra suivre le rythme des ébats. L’anus est aussi plus qu’acceptable lors des pipes… On s’y rend du bout des doigts, le reste de la main sur les testicules. Sans s’y attarder, une bonne pression est de mise. En s’y attardant, on y insère tout ce qui nous passe par la tête! On n’oublie pas non plus les testicules, qu’on peut avaler, licher, tâter. Peu importe ce qu’on touche, on garde une main au pénis en guise de guide pour la bouche.

Ze blowjob...

Si la ligne directrice de la fellation est de reproduire une pénétration… euh, quelconque, on doit reconstituer la chose jusqu’à la texture : lubrification. D’un mouvement de bas en haut, on liche la verge sans la mettre en bouche en y laissant le plus de salive possible. Dépendamment du contexte, on peut aussi cracher, mais personnellement, je n’ai jamais trouvé LE contexte. Les fondations d’une pipe sont bâties sur un terrain visqueux…

Truc 101 pour personnes saoûles avec bouche sèche: enfoncez le pénis loin au fond de la gorge. Le ‘gag reflex’ génère beaucoup de salive….

Au moment de commencer la fellation, on garde en tête de préparer un petit coin bien au chaud dans la bouche. Les lèvres sont bien appuyées sans être tendues, la langue accueille chaleureusement le pénis dans la cavité (et les dents se retirent parce qu’elles n’ont pas dix-huit ans). La main qui tient le pénis génère un rythme et une pression adaptée à l’amant. Personnellement, je demande souvent de faire ce mouvement de main avec moi histoire de calquer par la suite la masturbation parfaite qui est propre à chacun.

Pour la paresseuse en nous, on peut utiliser la technique du ‘faux fond’. En appuyant le bout de la langue sur le palais, on réduit la grandeur de la bouche. C’est sous la langue que l’on envoie le pénis, histoire de faire pression sur le gland à chaque pénétration. On crée ainsi un milieu serré, clos et parfaitement formé à la taille du pénis. Aussi, le faux fond ne requiert pas d’user les mâchoires car la bouche ne s’ouvre pas tant… Utilisé en alternant le dessous et le dessus de la langue, c’est une technique hautement efficace. Je suggère d’ailleurs de toujours utiliser le dessous de la langue pour recevoir l’éjaculation. On évite de recevoir des décharges de sperme sacadées dans la gorge et le gland demeurera stimulé jusqu’à la fin.

Ensuite, on peut utiliser la technique de la cuillère. Tout aussi facile, on dirige le pénis directement sur la langue, vers le bas de la bouche. La langue sera détendue et se formera en cuillère pour s’adapter à la forme du gland. La particularité de cette technique est que la langue pourra suivre la verge constamment enveloppée dans le mouvement de va-et-vient. Une fellation simple et de bon goût.

Le faux deep throat. Ma plus grande conspiration. La source de ma réputation. Et non! Je ne maîtrise pas assez mes rejets gastriques pour m’enfoncer un pénis dans le fond de la gorge durant des heures! Par contre, tous y ont cru… Pour recréer parfaitement le fameux ‘gorge profonde’ on enfonce le pénis jusqu’à la fin du palais, où nos muqueuses se font plus tendres. C’est la partie que l’on nomme ‘Voile du palais’. Si l’on se prend le pénis d’abord très lentement, on assure notre partenaire que la manœuvre est périlleuse. Ensuite, on appuie la langue au dessous du pénis pour recréer un milieu très serré. Résultat : juste à l’entrée de la gorge, la langue presse le membre vers le voile. Le pénis sera donc entré très profondémment et serré, ce qui laisse croire à une gorge. Le faux deep throat laisse aussi une certaine manœuvre sur les variations de vitesse et de fermeté. La langue sert de stimulant additionnel puisqu’elle peut bouger tout en conservant sa position ferme au fond de la bouche. Les pénétrations dans la bouche seront plus langoureuses et les compliments, à venir…

Finalement, le deep throat est aussi de mise. On m’a d’abord demandé un chapitre complet sur la chose. Pas de recette miracle à part beaucoup de concentration et de volonté car il faut ici s’enfoncer le pénis dans la gorge…profondémment. Pour se faciliter la tâche, on doit prendre son temps, laisser à notre gorge le temps d’apprivoiser la verge invitée et surtout, éviter les mouvements de bassin du partenaire. De mon côté, j’ai toujours jumelé le ‘deep throat’ en alternance avec les autres technique. Souvent même, c’est le début de la fin… Puisque la technique donne un résultat très excitant, nul besoin d’aller très vite ou trop fortement. Le geste en soi est très érotique et si l’on rend bien une fellation au fond de la gorge , croyez-moi, aucun partenaire ne résiste bien longtemps. Cœurs sensibles, s’abstenir!

Voilà! Quatre techniques, des centaines de variantes à découvrir, des milliers d’hommes heureux et des tonnes de sperme à avaler!

Petit matin...

Sous les draps, deux petits êtres se réveillent au grinchement du réveil-matin. Sous les rayons de soleil, deux corps s’entrelacent, encore endormis. C’est un petit matin froid d’hiver. Où notre première conscience du jour qui se lève est un peu de chaleur humaine. Où nos corps se confondent, compatibles. Fatalement, la chaleur se propage dans nos têtes, irrémédiablement dans nos ventres. Mais je n’aime pas les petits matins amoureux; pas habituellement. Et il le sait. Habituellement, il n’apprécie guère plus les matinées d’amour. Et je le sais… Le détestable réveil-matin nous relance : je le rebalance. Les petits corps se réchauffent. Mes sens aussi. Et si ce matin j’avais envie? Et si lui aussi? Sur cette pensée, ses mains me caressent les seins, les miennes; ses fesses. Définitivement, j’ai envie. Irréfutablement, lui aussi. On s’est pris, moi sur lui, sous les draps. Doucement d’abord, pour ne pas vexer notre doux réveil. Aussi, pour m’assurer que je ne sortirais pas d’un rêve en torpeur… Je savourais chaque coup de son pénis dans mon ventre, plus fort, toujours mieux accueilli. Sous les frottements de nos corps, je devenais frissons, lui; chaleur. Chaque mamelon effleuré, chaque partie caressée se réveillait, fiévreuse, saluant la journée. Blottie dans sa nuque, dans ses bras, mon aube se dessinait. Concentrée sur son souffle dans mes cheveux, j’attendis sa lueur, pour me rafraichir du même moment. Et le moment fût rafraichissant et doucement torride. Un vent tropical de mon clitoris au bout de mes doigts, soufflant jusqu’à travers lui.

–Humm… Bon maattiiin
D’un baiser du matin, il avait effacé mes rêves, mes cauchemars, mes combats de la nuit, mes aventures imaginées pour me ramener dans une réalité plus magique encore. J’aime les matins désormais…sauf les lundis!

Tuesday, January 23, 2007

Coming soon...

Ça s'en vient. Très bientôt. Sur vos écrans. J'ai sondé le terrain. Posé des questions. Fait des entrevues, plus ou moins formelles. Dessiné des croquis. Des démonstrations. Des recherches. Appelé des anciens amants. Interrogé femmes, gays, hommes. Demandé. Tâté. Pratiqué. Pratiqué encore. Re-pratiqué.
Ze 'how to' faire une bonne fellation. Une vraie. Pour qu'on en redemande. Pour qu'on s'en rappelle. Une fellation qui déchire les draps, qui tape sur les murs, tire les cheveux et qui hurle. Ou encore qui rapproche, se veut chaleureuse et amoureuse.
Ce week-end donc, j'ai pu finaliser mes sondages un peu ridicules auprès d'une superbe brochette d'amis: femmes à marier, cochonnes assumées et gays expérimentés. 'Alors les amis, comment vous faites vos meilleures pipes?' Et Amélie, entre toutes les démonstrations et les conseils de chacun, de répondre: 'G, avant tout, il n'y a pas de mystères, ni de techniques, ni rien qui peut surpasser le fait d'aimer faire ça...' C'est bien vrai. Trop vrai. Mi-bredouille, mi-déçue de la simplicité de la solution miracle, j'ai continué à sonder les amis. Donc, d'ici à ce que j'expose les dessous biens gardés des fellations, pratiquez le conseil d'Amélie. Sinon, le reste n'est qu'inutile...
Coming soon!

Wednesday, January 17, 2007

Harlequin

Les doigts rafraichis par son cocktail glacé, il me prit la nuque. Mes cheveux glissèrent entre ses phalanges et ses lèvres se posèrent sur les miennes. Des lèvres qui se retrouvent. Une chimie connue, infatiguable. De son corps chaud, il m'immobilisa sous lui. Le vent givrait les vitres et nous offrait sa douce mélodie hivernale. C'est ainsi que nos corps se délivrèrent de l'envie moi sur lui, lui sur moi. Il me prit de dos dans la fébrilité de ma peur. La peur d'avoir oublié comment on fait. Un doute sournois, déstabilisant. Son souffle me rassura et je devins plaisir. Une telle douceur, une telle force et ces cris que je ne pouvais empêcher. Il me chuchota un 'chuut' langoureux dans la nuque et je vécu mon plaisir dans l'oreiller... Désolée, j'ai un délire de Harlequin...

Un retour en scène. Déstabilisée, surprise, j'eus peur d'avoir oublié comment on fait. Après 15 jours. Croyez-moi, ça ne s'oublie pas... Les corps s'étampent entre eux. Les souffles s'imprègnent et se reconnaissent. Les lèvres se baisent, ravies de se retrouver. Délire de Harlequin qui recommence...

Tuesday, January 16, 2007

Crisis

Je viens à l'instant d'aller 'battre' mon char dans la neige. L'hédonisme masculin par excellence. Le summum du défoulement. Le plaisir d'exprimer sa colère sur des objets qui n'ont rien à voir avec mes combats. Un coup de volant, le frein à main, les pneus qui glissent, la force de l'impact. Et on recommence. Si l'on n'est pas trop enlisé dans la slush. Si c'est le cas, il faut manoeuvrer, encore et encore. Puis la tension nous monte au visage et le second impact sera plus fort, plus dangereux. Comme ma vie. Le plateau Mont-Royal est encore sous le choc. Moi aussi.

Ça ne fonctionnera pas. Je l'ai toujours su. Je n'ai même pas voulu que ça fonctionne. Je m'en fous. Sincèrement.

Cependant, j'aurais pu l'avoir tout cuit dans le bec. Un petit bec gercé par l'hiver et l'orgueil.

Tuesday, January 02, 2007

Nympho-MAN

J'ai fait deux découvertes significatives en ce 2 Janvier 2007. Une stratégie pure et simple de résolution de problèmes qui, évidemment, a causé d'autres questionnements. Ma démarche, d'une précision affollante peut faire retourner mes vieux professeurs de sciences dans leur tombe, eux, qui m'ont tous un jour noté que je manquais d'organisation dans mes approches expérimentales... Il me fallait de l'intérêt messieurs...

Énoncé du problème:
C'est la pleine lune demain, j'ai mes règles, il fait froid, je n'ai pas baisé depuis cinq jours déjà, j'ai des crampes, je haïs mon vibrateur et juste à penser que je n'aurai d'autres relations avant, peut-être, le week-end, je suis en choc pré-traumatique et m'arrache les cheveux.

Question:
Suis-je nymphomane?

Outils:
Un cahier, un crayon, un petit Larousse 2005, édition spéciale 50e anniversaire illustré par Christian Lacroix... (connais pas ce mec mais quand même!)

Résultats:
Mon ami Larousse nous donne la première définition:
Nymphomane: n.f. femme atteinte de nymphomanie

Ce qui m'emmène à la définition suivante:
Nymphomanie: n.f. PSYCHIATR. Exagération des besoins sexuels chez la femme.

Et pour ma culture personnelle, le mot suivant a retenu et retenu mon attention...
Nymphe: n.f. ANAT. Chacune des petites lèvres de la vulve. C'est pas beau ça comme mot? Plus jamais je ne veux entendre le mot plote ou noune ok?!?

Analyse:
Première partie:
Non, je ne suis pas nymphomane. Du moins pas d'un point de vue médical. Désolés jeunes diplômés en médecine, vous n'aurez pas a analyser mon cas à moins de circonstances autres qu'un examen clinique. Car, soyons honnêtes, je ne suis pas exagérée?!? Il y a exagération quand il y a abus. Au rythme ou je vais, ie pas souvent, vraiment rien d'exagéré, encore moins d'abusif... Et ces papillons dans le ventre, ces fontaines, ces jambes qui flanchent, ces pupilles qui se dilatent, c'est physique, pas psychotique. Surtout, je n'ai jamais soudoyé quiconque afin d'avoir du sexe quelconque. Et les fois où je réveille tout mon quartier en miaulant sur mon balcon à 4h00 du matin? Rien de la nymphomanie classique. Juste de la débilité-légère-non-associale. Et une bonne dose d'auto-dérision.

Deuxième partie:
Fait intéressant, la nymphomanie concerne la femme uniquement. Merde. Les hommes, ils ont quoi? Ils sont pervers? Obsédés? Gays? Pédophiles? Débiles? Ou simplement des hommes? C'est à la lecture de cette définition que tout s'est expliqué. Que la lumière fût! Voilà pourquoi les femmes deviennent nymphomanes!

Bonne semaine!

Bonne année!

Si le bonheur a un nom, il s’appelle sûrement 31 décembre 2006. S’il a un climat, c’est celui d’aujourd’hui. Si le bonheur a un nom, il s’appelle ski. S’il a un nom, c’est fromage, et s’il a un goût, c’est celui du vin. Si le bonheur a une odeur, c’est celui des champignons rôtis, de la crème et du basilic. S’il a une sensation, c’est celui de mon corps contre un autre. Si le bonheur a un souffle, c’est celui d’un amant sur ma nuque. C’est le goût de ses lèvres sur les miennes, de ses bras autour de moi. Si le bonheur a une âme, c’est celle de mes proches. On peut l’appeler Emma, Rachel, Amélie, Alex, Anaïs, Pascal, Ralph, Charles et même, maman ou papa. Si le bonheur a un sourire, c’est celui de cette vieille dame rencontrée ce matin. Si c’est un lieu, c’est inévitablement chez moi. Si le bonheur est une pensée, il se transpose de ma plume à mes cahiers. S’il a un nom, c’est Montréal, sous le soleil d’hiver. C’est la neige lumineuse, le café réconfortant, les bas douillets, le chocolat, les passants, le fleuve, mes plantes qui fleurissent. C’est aussi des gens, des sourires, des larmes, des idées, du soutien, de la compréhension, des rêves, des étapes franchies, de l’amour et de l’affection. Et, si le bonheur n’a pas de nom, je l’appellerai Geneviève…

Bonne année à tous. Surtout, n’oubliez pas que dans la vie, il n’y a pas que le sexe. Il y a aussi la santé – pour s’envoyer en l’air des années encore. Il y a la chaleur et la tendresse – après une bonne baise. La famille – pour se divertir quand on n’a pas de sexe. L’amitié – pour partager nos prouesses ou encore pour simplement baiser. L’amour – pour atteindre de nouveaux orgasmes. Le shopping – pour acheter des condoms. La bonne chère – ou encore la bonne chair. Le sport – pour améliorer notre endurance et nos performances. Et il y a aussi la tendresse – qui ajoute ce je-ne-sais-quoi à nos vies.
Que 2007 apporte à tous son lot quotidien d'amitiés, d'amours et de plaisirs!

Monday, December 25, 2006

Sans titre!

Je suis tannée de Noël. Merde, je deviens une vieille fille aigrie et énervée. Ou encore, j'ai tant apprivoisé la solitude que je m'y complait comme dans une vieille chaussette. Un latte au Chaï et un bonhomme en pain d'épices et me voilà partie pour un 'remake' de Shrek II où le bonhomme en question se désagrège dans la rivière du château de Far Far Away. Je vis des moments intenses. C'est aujourd'hui Noël mais j'ai officiellement arrêté mon temps des fêtes dans la nuit du 23 au 24 décembre 2006 à 5h48 am exactement. Avec un petit ange tombé du ciel nommé Antoine.

23 Décembre, moi et Pascal dans un bistro presque branché de ma petite ville. Nous sommes en mode radar puisque nous avons décidé au préalable que ce soir serait notre chance d'abuser de luxure en région. De tous les hommes présents, il y a Antoine. Et je le mange des yeux. Lui me dévore. Je cherche éperduemment le hasard qui me permettra de l'aborder. Miracle, Antoine est gaffeur et échappe une pleine bière à mes pieds. Bingo. Je me penche doucement, soutenant son regard, pour enlever le verre de mes semelles et lui lance:

- Hé mon beau, tu as fini de foutre le bordel? (ok, ok, ce n'est vraiment mon approche la plus délicate mais ça a sorti tout seul!)

Antoine s'est alors précipité pour m'aider d'abord, s'excuser ensuite et finalement, se présenter. Après s'être tant mangé des yeux, je décide de l'ammener grignoter un peu histoire d'avoir de l'énergie pour mieux se dévorer mutuellement. Top chrono, j'ai closé en 10 minutes!

3e rang de Saint-Cyrille-de-Wendover, l'endroit où j'ai baisé le plus bel homme de ma vie. Et le plus jeune aussi: tout juste vingt ans. Nul besoin de mentionner que le bel Antoine était stressé de m'avoir si rapidement dans son lit. Et plus il stressait, moins il durcissait et ça, ça l'énervait encore plus et ainsi de suite...

-Ok G, je ne comprends pas, tu m'excites tellement que j'en perds les moyens!
-Antoine, c'est à quelle heure ton réveillon tantôt?
-19h00 pourquoi??
-DONC, il nous reste environ 15 heures. DONC prenons notre temps ok?!?
-Wow, t'es vraiment cool comme fille et en plus...ouf...
(Script coupé pour faire place à la scène de la fellation)

Et on a baisé, longtemps et surtout, en s'arrêtant souvent pour entrecouper la nuit de caresses, de bribes de vie et de rires. Fait intéressant: Antoine maîtrise déjà la pression du point G, ce qui lui assure probablement un brillant avenir en sexe. Je ne connaissais pas la technique mais il devrait la faire breveter et se mériter un PHD en passage de doigts, même s'il n'a pas encore terminé son cégep. Il semble aussi avoir apprécier mes techniques...

-Euh... ce truc avec ta bouche, comment tu fais?
-Tu parles de ça?
-Ohh. oui!

Et c'est en superbe pipe que nos ébats se sont terminés. À la dernière gorgée, je me lève la tête et lui chantonne:

-Joyeux Noël Antoine!
-Ouais, tu parles d'un cadeau inespéré!
-Quoi?!?! Tu n'avais pas demandé une pipe de la fée Clochette sur ta liste de Noël?!
-Tu es drôle! Mais non voyons, tu es inespéré ce soir...
-Merde alors Antoine, je me suis trompée d'adresse!

Épilogue: J'ai dormi avec lui cette nuit-là. J'ai en fait dû faire un effort considérable pour m'endormir, devant arrêter de le contempler. J'ai aussi compris que je connaissais très bien sa soeur plus vieille... de mon âge en fait. Et j'ai finalement compris que j'étais la deuxième fille à partager son lit. Mon Noël était terminé: j'avais découché de chez ma mère, baisé le petit frère de mon amie, m'étais prise pour la fée clochette et avais mangé de la poutine. Comme quoi la magie s'opère entres humains si on veut bien la créer! Le ciel n'a rien à y voir!

Bonnes vacances à tous!

Friday, December 22, 2006

XXX mas

Et le vieil homme barbu enlaça la jeune fée scintillante. Il étendit son corps nu sur le capot rutilant du traîneau rouge dont les rennes impatients furent, malgré eux, spectateurs des ébats célestes. Sous les coups de minuits, le père Noël lui administra son dernier coup et confirma son amour secret pour la jeune clochette qui ravivait sa virilité. Une virilité éteinte par des années de biscuits et de lait. Clochette s’essuya le dos, remis son slip de cuir, s’installa sur la banquette de velours du traîneau, sentit un malaise, retira sa baguette de son anus doré et fût prête pour la tournée de cadeaux. Le père Noël cracha dans la neige brillante, fuma sa dernière cigarette, huma ses doigts en souriant et démarra le traîneau. C’est ainsi que Noël 2006 commença. Comme quoi le sexe en soit possède sa propre magie…

Joyeuses fêtes à tous!

G XX

ok, ok, c'est mon blogue absurde... J'aurai du temps à moi durant les vacances alors de nouvelles histoires à venir! Hummm venir...

Thursday, November 30, 2006

Merde... re-merde... re-re-merde... re-re-re-merde

Je sens que ma vie est une merde. Je suis en train de me taper les spécial ‘Wok’ de Stouffer’s. Je n’ai pas demandé à vivre ça. Ou sont les poissons frais, la salade de maman (avec un peu trop de mayo, je l’accorde, mais qui vaut son pesant d’or), les pâtés et les desserts? Dans mon cul… Quoique ça a peut être à voir avec ma réputation de ‘Montreal’s Best Butt’? Merci maman d’avoir bien engraissé mon arrière-train…

J’ai des hommes dans ma vie ces temps-ci. Assez pour me divertir à fond. Prenez tous mes derniers blogues et mettez tout ça ensemble : C’est ma vie! J’ai un ‘setup’ d’anciens amants. Sournois, préoccupants, indirects, insaisissables. Mes vieux amants reviennent toujours à la surface. Ils me tiennent par les gosses; ou plutôt par le clitoris. Et je suis pathétique… Je m’entends encore leur scander leurs mérites; m’illusionner qu’ils m’aiment bien au fond. En fait, c’est moi qui les aime bien au fond… Je les adore et me fends en quatre pour pseudo-accepter ou comprendre leurs ‘combats’. Que des cons. Merde…

J’ai aussi le ‘setup’ des amants actuels. D’autres mêlés avec qui je passe du bon temps. Et quel bon temps! J’ai désormais un flair absolu pour trouver des partenaires de reproduction. Complicité et Fit parfait. Je détrempe mes sièges juste à y penser. Ce sont des attirances bizarres qui ne correspondent pas à mes critères sociaux. J’ai déjà abordé les phéromones non? Ça explique tout. On cherche inconsciemment une certaine incompatibilité dans nos gênes reproducteurs puisque des gênes opposés créent des bébés plus forts. Cet instinct est majoritairement sexuel et entraîne des séances de lit très prenantes. Cependant, qui dit opposé dit extrême, incompatible, insensé et incompréhensible… Opposé dit aussi : G, ne perds pas ton temps… Re-merde

J’ai désormais aussi la section ‘date’ de ma vie. Pauvres petites bêtes. J’ai l’impression de les faire payer inconsciemment pour tous les autres. Je leur joue le grand truc : ils paient pour le resto, pour l’alcool et ont droit à une mini-complicité de quelques heures. C’est aussi eux qui proposent la suite, et j’accepte, en roulant l’épaule, de les accompagner pour un dernier café sur Mont-Royal. Le résultat : après une hernie discale à avoir trop roulé l’épaule, des crampes aux joues et le ventre plein, ils me rappellent à quel point je suis magnifique mais aussi que je suis un peu insaisissable. Re-re-merde. Qui eût cru que la séduction est un art de vivre pour certains et un combat ultime pour d’autres? Je sonne faux en Marilyn Monroe.

Finalement, il y a mon vibrateur. Je le hais. Il est toujours là, prêt à combler quelque besoin le salaud… Et je suis déçue à chaque fois. Un orgasme sans couleur, sans odeur, qui m’attriste plus que me satisfait. Il n’a même pas la grâce de la masturbation traditionnelle qui consiste au minimum à ME faire l’amour. Je le déteste. Il procure des giga-orgasmes qui font mal. Trop localisés, trop forts et en trop peu de temps. Un orgasme qui donne une crampe et s’en va. Rien de revitalisant. Et mon esprit s’effrite à chaque fois ou je jouis de tant de froideur. Re-re-re-merde.

Avec tout ça vient le concept d’équilibre. Un concept très flou à mes yeux, vous aurez deviné. Si les gens qui m’attirent sont déséquilibrés, comment balancer le tout sans me perdre moi-même. Ou pourquoi ne pas laisser un peu de chance à ceux qui m’attirent un peu moins? Parce qu’ils m’attirent un peu moins, voilà tout! Et ces jeunes comptables boutonneux qui ne cherchent que l’amour sauraient-ils me combler? Hummm… je rappelle la section ‘point’ de mon cellulaire à l’instant…

Bonne semaine!

Entendu 6 fois en deux semaines :
-‘ G, tu sens le cul ‘
-‘ G, tu dégages une énergie sexuelle particulièrement intense, tu es charmante aussi.’

Merci! Merci! Je gagne un voyage pour quatre personnes à Disney pour ça?!? Non!?! Merci quand même…

Tuesday, November 21, 2006

Désamour


C’est ma peur. Probablement aussi la peur de beaucoup qui ne s’avouent pas que tout n’est pas si magnifique. Que tout n’est pas simple et magique. Je sais vivre désabusée. C’est un mode de vie en ce qui me concerne… Une recette miracle pour survivre à mes échecs. Corneille l’a si bien exprimé : ‘Je vois, Je sais, Je crois, Je suis désabusé.’ Je peux aussi tolérer le désintérêt. C’est blessant, mais parfois inévitable, surtout si nous analysons pourquoi les gens nous isolent. Je connais la désillusion. Dérivé proche de rêves brisés. Dérivé lointain d’espoirs cachés. Je me suis désacclimatée, Je sais la dérision. Je sais me désaxer. Je sais tout désacraliser. Je connais la déception. C’est mon désabonnement à l’amour. Aurai-je créé le désamour? Sans aucun préfixe, puis-je créer l’amour? Ai-je déjà créé l’amour?

On m’a posé la question. On me pose toujours des questions. Et je n’ai que de futiles réponses. Et le sexe dans tout ça? Je ressens une accoutumance à mes envies; mieux contrôlées, plus assumées. Meilleures encore. Une bien belle chose si vous voulez mon avis. Je ne veux pas de désamour, ni de déception, ni de désillusion…Déshabillez-moi!

Thursday, November 09, 2006

Histoires de congrès

Je suis à Québec. Monsieur le réparateur Maytag qui s'est recyclé en 'gosseux' d'imprimantes prépare son matériel à ma gauche. Madame la première de classe de tricot se tient à ma droite, souriant de toutes ses lunettes. Ouf. Montréal me manque. En ces rencontres platoniques, seuls les montréalais me semblent un tant soit peu sympathiques. Ahh... J'oubliais le trop gentil consultant de Saint-Félicien. Shame on me.

Mes deux prochains jours sont réglés à la seconde par une association dirigée par des Baby-Boomers souffrant d'embonpoint. Aussi, puisque je suis blonde et ne fais pas d'excès de poid, je devrai faire des efforts considérables pour atteindre un niveau décent de crédibilité auprès de mes nouvelles marâtres. Au menu: Conférences, lancements, blablas, banquets, etc... Tout ce qu'il me faut pour me recueillir et ne penser à rien. J'oubliais: des tonnes de café.

Donc, deux jours pour régler un truc dans ma vie: Est-ce que je veux être en couple? 99% des gens me répondraient: 'Oui G! Voyons!!!' Le pourcent qui reste, mes amis, auraient eux, de sérieux doutes. Pourtant, tout le monde est en couple. Ne reste que moi et quelques amies. C'est à croire que l'hiver sera froid??? J'ai des chaussettes. Et je ferais quoi d'un chum? Aucune idée. Pourtant, j'ai un certain talent pour être en couple alors mon questionnement ne vient pas du fait que le défi est insurmontable. Serait-il insupportable? Avec cette vague de tourtereaux qui s'aiment et se bécotent et font l'amour sous mon nez, insupportable serait en effet le mot juste.

Et moi dans tout ça? Mon couple idéal est défini, j'en ai déjà parlé: Intégrité, fusion, chimie, respect et beaucoup d'amitié. Je ne veux pas devenir un 'nous', juste partager mon 'moi'. Pourtant, je partage facilement mon 'moi' corporel mais rarement spirituel. Aussi horrible que cela puisse paraître, je n'ai jamais senti ce besoin de m'ouvrir l'âme à mes concubins. Seul un groupe très sélect d'amis ont parfois droit à mes états d'esprit. Le résultat est pourtant prévisible: Je développe des relations platoniques et suis la première surprise de mes échecs dès l'instant où je mets la main à la pâte pour une relation durable. Une pâte stérile que j'ai moi-même asséchée dès le premier baiser. Quelques baises plus tard, ma pâte est flétrie, assommée et malgré tous mes efforts; irrécupérable.

Je dois donc apprendre à connaître mes amants et à m'ouvrir à eux. C'est là que ça se corse. Au début de mes aventures, le sexe était pour moi une façon de communier avec les hommes. Une fusion à quatre dimensions comblant tous mes besoins en amitié, affection, hormones et vitalité. Aujourd'hui, mes conquêtes ont perdu un peu de leur magie instantannée. La magie s'opère parfois mais je suis souvent au coeur d'un marathon de cul-giclages de fluides-échanges bestiaux et d'orgasmes. Rien à voir avec un couple. Rien à voir avec la game. Des histoires sans histoire. En m'avançant dans cette voie, je deviens la maîtresse parfaite, rêvée, que l'on remplace rapidement par une assistante-comptable qui fait de bonnes tartes.

Il faut donc que je joue mes cartes de manière plus stratégique. Fini mes 'discharges' sexuelles avec des hommes-phéromonaux. Fini d'en mettre plein la vue dans toutes les positions. Fini les pipes 'parfaites', les 69, les orgasmes multiples. Je contrôlerai mes pulsions (interdit de rire!). Je deviens une vraie femme. Complexe, angoissée, pudique et hésitante. Je vais jouer la 'game': séduction, sous-entendus, retenue. Un jeu de merde si vous voulez mon avis. Mais un jeu que je ne maîtrise pas du tout et auquel je dois m'exercer. Ne serait-ce que pour étirer mes fréquentations ou avoir droit à un café le matin?? Ok, je travaille sur ça et vous reviens rapidement. De toute façon, il y a plein de sexagénaires ici pour m'exercer à ne pas avoir de sexe... durant deux jours du moins!

Bonne semaine!

Tuesday, November 07, 2006

Vibrateur 101

Je me suis acheté un vibrateur. Ce samedi. Non parce que je n’ai pas eu de sexe. Non plus parce que je n’ai eu de chances d’en avoir. Juste par symbolisme. Le vibrateur est l’icône de la libération féminine. C’est aussi l’icône de la tristesse féminine. C’est finalement le symbole excentrique de la vie sexuelle de la société urbaine d’aujourd’hui. Un outil de consommation, comme tous ces hommes qui flirtent dans mon lit... et comme toutes ces femmes qui flirtent dans le leur. Le vibrateur est aussi un objet qui m’était jusqu’ici très mystérieux.

Donc, samedi, sur un lendemain de vendredi bien arrosé moi et Rachel décidons de nous rendre dans une boutique érotique. Les prix varient de 15.00$ à 180.00$. Honnêtement, à 180.00$ on s’installe et appuie sur ‘on’ et on jouit. Les outils les plus performants se font même en forme de déesses indiennes ou d’animaux coquets. Eurk! Nous avons donc opté pour l’option à 24.99$ en ‘jelly’ pas de couleur, spécial G’spot qui vibre de façon normale. Moi et Rachel, sommes rentrées à la maison silencieuses. D’abord puisque nous avions très hâte d’arriver. Ensuite puisque nous avions commis l’acte qui nous coupe moralement de tout besoin de ‘dater’ quiconque.

-Bon euh…eh bien, bon après-midi Rachel!
-Euh toi, aussi… Amuses-toi! En passant, ne m’appelle pas, je risque d’être très occupée.
-D’accord, pas avant 17h00!

Ce qui me laissait 4 heures à moi et le nouvel objet de mon désir… Rendue à la maison, je cours à mon lit en me déshabillant. Qui sait ce qui m’attend?? Quelques gouttes de lubrifiants et j’ai déjà inséré le tout. Avec difficulté, certes, puisque le ‘jelly’ c’est collant. Je tourne le petit bouton à ‘on’… Attente. Je tourne le petit bouton jusqu’à puissance maximale, fais quelques mouvements de vas et viens. Pas mal cette petite chose. Je tourne et bouge la chose jusqu’à ce que la forme ‘spécial point G’ atteigne le point G. Après avoir pratiqué la parfaite position du vibrateur en mode ‘insertion’ je pratique la parfaite position du vibrateur en mode ‘stimulation clitoridienne’. Ouf… résultat instantané. Je pratique les performances de mon nouvel ami tout l’après-midi. 5 séances de masturbation, 2 heures de siestes et 8 orgasmes d’intensité variée. Une seule conclusion : j’aime les hommes! Vous êtes tout chauds!

Bonne semaine!